Projet « Kaletas ou l'Ecole de la vie »:Des médiateurs au service du théâtre scolaire

Projet « Kaletas ou l’Ecole de la vie »:Des médiateurs au service du théâtre scolaire
Le projet « Kaletas ou l'Ecole de la vie » initié par l'Atelier Orisha a été officiellement lancé, hier jeudi, à la salle de conférence de la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin. Il s'agira pour les concepteurs du projet de contribuer sensiblement à l'éveil de l'art théâtral en milieux scolaire et universitaire à travers l'implication des médiateurs culturels formés à cet effet.


Serge-David ZOUEME


Le projet « Kaletas ou l'Ecole de la vie », la nouvelle trouvaille de l'Atelier Orisha s'inscrit dans la logique de l'éveil de l'art théâtral et même chorégraphique en milieux scolaire et universitaire. Il permettra, grâce à la contribution des médiateurs culturels, de combler le vide créé par l'absence des structures d'encadrement et d'auto-éveil dans les écoles. Aussi, permettra-t-il de faire redécouvrir aux enseignants la valeur pédagogique du théâtre. Toutes choses qui contribueront à l'organisation de nouveaux horizons et à la canalisation des acquis par une politique de médiation culturelle avec des points de chute précis et un partenariat plus structuré et dynamique entre les chefs d'établissements, les professeurs, les élèves, les étudiants, les professionnels du théâtre et les opérateurs culturels.
Dans son discours introductif, le coordonnateur de Kaletas, Isidore Sossa Dokpa, a reprécisé au public les motivations du projet. Il sera essentiellement question, à travers diverses activités, de contribuer au développement du théâtre béninois par la formation de la jeunesse, d'assurer à la jeunesse une éducation artistique et culturelle à travers la création théâtrale comme support pédagogique important de la formation et d'offrir de nouveaux débouchés aux professionnels du théâtre, d'offrir aux jeunes créateurs des occasions de rencontres et d'échanges sur leurs créations et les préoccupations de leur temps. Il a, par ailleurs, insisté sur le contenu du projet.


Zoom sur le projet


Hormis les jeunes comédiens et metteurs en scène formés à la médiation théâtrale et culturelle, la Ligue africaine des professionnels de théâtre du Bénin créera deux (2) spectacles qui seront représentés dans les écoles ayant accueilli des médiateurs et dans trois (3) salles grand public. Les spectacles issus des ateliers d'écoles et d'autres créations de qualité seront présentés au public à travers trois différents festivals régionaux à Kandi, à Abomey-Calavi et à Porto-Novo. Les meilleurs spectacles, selon Isidore Sossa Dokpa, seront retenus pour participer au Festival national de théâtre scolaire « Kalétas 2009 » prévu du 18 au 21 février 2009 à Dassa-Zoumé. Une soirée de gala sera organisée au Centre culturel français le 28 février de la même année pour clôturer le projet.
Le coordonnateur du Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées (Psicd), Babacar N'Diaye, a félicité tous les acteurs impliqués dans ce projet, en l'occurrence les élèves, les étudiants, les médiateurs ainsi que les responsables de l'Atelier Orisha qui ont mis les bouchées doubles pour la réussite du projet. Il a réaffirmé l'engagement de l'équipe du Psicd à appuyer de pareilles initiatives qui contribuent à la valorisation du théâtre scolaire et universitaire. Idem pour le représentant du ministre de l'enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle qui promet de soutenir l'événement.
Quant au président d'honneur de Kaletas, Orden Alladatin, il a insisté sur le rôle fondamental que doit jouer chacun des acteurs impliqués dans le projet pour sa concrétisation. Convaincu que le soutien de tous les acteurs ne fera pas défaut, il a procédé au lancement officiel du projet « Kaletas ou l'Ecole de la vie ».


Photo : Orden Alladatin






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# Posté le jeudi 11 décembre 2008 17:23

Sortie discographique « Lee Mijlo do »:Et de deux pour Sonia Noukounou(L'album sera lancé le 19 décembre)

L'artiste Sonia Noukounou se prépare à mettre sur le marché du disque son deuxième album intitulé : « Lee Mijlo do ». A la faveur d'une conférence de presse, hier, à la Villa de l'Etoile, elle est revenue sur les contours de l'opus de dix (10) titres.

Serge-David ZOUEME


A la suite de la « Maltraitance des enfants », son premier album, l'artiste Sonia Noukounou revient avec un nouvel opus de 10 titres baptisé « Lee Mijlo do ». Cette œuvre phonographique, selon elle, est un camouflet pour tous ceux qui jettent de l'opprobre sur sa personne et qui doutent fort de son retour sur scène. Elle a voulu ainsi répondre aux mauvaises langues à travers la chanson qui reprend ses inspirations de tous les jours. Sonia Noukounou a chanté sur cet album la vie, la mort, la puissance de l'Eternel, le travail et l'Union africaine. En témoigne les titres tels que « Go wé yé do yo », « Nouha mè », « Houhlou », « Han ma vo », « Hihon », « Il le fera », « Sè yanou », « l'Union africaine » et « N'dodo ».
« Lee Mijlo do » de Sonia Noukounou est une auto-production. Il a été enregistré dans le studio de Pierrot N'Guidou. Plusieurs rythmes musicaux tels que le « Bébé-houn » peuvent être écoutés sur l'album. A en croire l'artiste, Sonia Noukounou, le lancement officiel de « Lee Mijlo do » est prévu pour le vendredi 19 décembre prochain au Centre international des conférences de Cotonou. Des artistes, des parents et amis de Sonia Noukounou seront présents à cet événement qui consacrera la sortie officielle du second opus de l'artiste.


Photo : Sonia Noukounou



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# Posté le jeudi 11 décembre 2008 17:18

5ème édition du Fissc: La danse contemporaine africaine à l'honneur (Contes, poèmes et slams sont au rendez-vous)

L'Association Oriculture de Florent Eustache Hessou a procédé, hier jeudi, au Centre culturel français de Cotonou à l'ouverture officielle de la 5ème édition du Festival international du spectacle solo de Cotonou (Fissc). Danses contemporaines africaines, contes, poèmes et slams en version solo marqueront les temps forts de cette édition.

Serge-David ZOUEME


Le festival « Rencontre seul sur scène » célèbre pour cette cinquième édition la danse contemporaine africaine, les contes, les poèmes et le slam en version solo. Pendant trois (3) jours, des artistes confirmés d'ici et d'ailleurs offriront au public divers tableaux d'attractions sur les planches du Centre culturel français de Cotonou et à l'espace Ori à Sainte Rita. Déjà hier, à l'occasion de la cérémonie d'ouverture officielle du festival, une grande animation est donnée par les ballets Ori et Ori dance, les compagnies les Terribles, les Elites, les Beaux Esprits ainsi que les Elèves de l'Ecole supérieure des métiers d'arts (Esma). Ce qui donnait déjà un bref aperçu de ce que sera le festival.
Il est également prévu un défilé de mode intitulé « Danse des costumes » placé sous le parrainage de Phillipe Beaussant, secrétaire général du Cioff. Divers spectacles sont programmés avec la touche des professionnels tels que Hervé Wegbome, Hospice Yevimi, Cocou Aballo Médagbé, Jean-Louis Kedagni, Paulin Kintonou, Casimir Agbla, le vieux Caïman, Alexandre Attindoko, Fidèle Anati et Armelle Nagoba. Une table ronde sur le thème : « Autour de la danse créative » est annoncée pour demain vendredi avec la forte participation des festivaliers. Tous les soirs pendant les trois (3) jours que durera le Festival international du spectacle solo de Cotonou, il est prévu des nuits atypiques à l'espace culturel Ori. Il s'agit ici d'une grande tribune de fête et de représentation réservée aux artistes, en l'occurrence aux artistes amateurs pour faire éclore leur talent. Que la fête commence !


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# Posté le jeudi 11 décembre 2008 17:02

Modifié le jeudi 11 décembre 2008 17:40

Après le séminaire de Bohicon : Et maintenant le dialogue national ?

Après le séminaire de Bohicon : Et maintenant le dialogue national ?
La décrispation politique tant souhaitée semble avoir du plomb dans l'aile. La coalition des « G » et « F », à la faveur du conclave de Bohicon, a raffermi sa position dite d' « opposant » en faisant le procès de la gestion du président Boni Yayi. Ce qui pourrait, à première vue, vicier la tension déjà délétère et hypothéquer le dialogue politique initié et puis reporté par le chef de l'Etat sur la demande des adversaires politiques. Toutefois, selon les indiscrétions, la main tendue du chef de l'Etat reste intacte pour une unité d'action vers un Bénin prospère.

Serge-David ZOUEME

Quel avenir pour le dialogue politique ? La question est d'actualité et mérite qu'on s'y penche sérieusement. En effet, à la veille du séminaire des « G » et « F » à Bohicon, le régime Yayi a initié un forum sur le dialogue national dans le souci de décrisper l'atmosphère politique. Selon les indiscrétions, le chef de l'Etat souhaiterait faire de cette rencontre un véritable cadre d'échange, de dialogue et de discussion franche entre le pouvoir exécutif et la coalition dite anti-Yayi afin d'enterrer la hache de guerre et de rêver collectivement pour le développement du Bénin. Hélas, elle a été reportée ipso facto pour respecter la volonté des adversaires politiques qui sont collés à leur rentrée politique. On se souvient également qu'en prélude à cette initiative du forum sur le dialogue politique, les « G » et « F » ont, tour à tour, défilé à la présidence de la République pour prendre langue avec le chef de l'Etat. De sources proches du cabinet du chef de l'Etat, ils ont unanimement plaidé pour le dialogue politique, seul gage pour le renforcement de la paix et la cohésion nationale. Depuis lors, il est compris de tous que « mouvanciers » et « opposants » voulaient résolument tourner dos à la dissension, aux querelles de clocher qui hypothéquaient dangereusement l'avenir socio-politique du Bénin. On s'attendait également à la révision des tons à Bohicon, que les « G » et « F » mettent du bémol dans leurs argumentaires en s'inscrivant réellement dans la logique du dialogue qui semblait, jusque-là, une thèse partagée.

Pure illusion

Mais au conclave de Bohicon, ces ténors politiques ont tôt fait de vitrioler non seulement l'esprit du forum sur le dialogue politique en raffermissant leur position contre le régime Yayi, mais également la gestion du pouvoir en place. Mieux au terme des travaux, les « G » et « F » ont décidé, entre autres, de « constituer un front commun qui propose aux Béninois les alternatives de gestion du pays y compris, au besoin, une alternance pour 2011 ». Ils envisagent, en outre, de rallier à cette cause tous ceux qui se retrouvent à travers cette vision qui vise à ramener le Bénin sur la voie de la démocratie et de la réalisation effective des rêves du peuple et de ses aspirations à la paix et à la prospérité. Simple démagogie ou promesse de foi ?, s'interroge-t-on. Chose curieuse, malgré le ton très élevé, les propos très acerbes, ni les « G », ni les « F » ne se sont déclarés ouvertement de l'opposition alors que le décret récemment pris par le chef de l'Etat leur en donne le droit absolu. A en croire des acteurs bien avertis de la scène politique, ces déclarations très vicieuses faites par la coalition des « G » et « F » ne sont pas de nature à favoriser la paix, ni à établir des rapports de confiance entre les différents protagonistes. Au contraire, elles enveniment les relations déjà fragiles qui existent entre le pouvoir exécutif et les députés et autres responsables des « G » et « F ».
A la lumière de ces considérations, on présage déjà du dénouement du forum sur le dialogue politique s'il se tenait. Beaucoup restent sceptiques quant à son issue, surtout que les « opposants » ne semblent pas offrir une meilleure disposition pour la réussite de cet événement. Toutefois, selon les proches du chef de l'Etat, la main tendue du président Thomas Boni Yayi reste intacte pour une unité d'action vers un Bénin prospère et propice à tous.
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# Posté le mardi 02 décembre 2008 09:53

Association nationale des communes du Bénin : Un monstre à deux têtes

Association nationale des communes du Bénin : Un monstre à deux têtes
Le 2ème Congrès ordinaire de l'Association nationale des communes du Bénin a accouché d'une souris. L'Ancb est devenue, depuis vendredi dernier, un monstre à deux (2) têtes. Le développement à la base a été sacrifié sur l'autel de la politique politicienne.

Serge-David ZOUEME

Deux (2) bureaux parallèles pour conduire l'Ancb. C'est du jamais vu. Mais très tôt, on voyait venir le monstre. Un monstre qui pointait déjà du nez à la cérémonie d'ouverture officielle du congrès, jeudi dernier. A la deuxième journée des travaux consacrée essentiellement au renouvellement du bureau de l'Ancb, la tension est montée d'un cran. L'enjeu est de taille et les partis en lice tiennent mordicus à la conquête du perchoir de l'association.
En effet, après l'adoption des rapports d'activité du bureau sortant, il a été procédé à l'installation du présidium devant conduire les opérations de vote. A l'étape de l'annonce et de la proposition des candidats, les maires Fcbe ont demandé une suspension de quinze (15) minutes. Cette trêve imprévue inaugure le ballet des va-et-vient et des tractations politiques entre maires, préfets et même acteurs politiques venus superviser le déroulement des travaux. Certains sont parfois contraints de quitter le cadre du Palais des congrès qui abrite l'événement pour peaufiner, avait-t-on appris, des stratégies. Idem dans le camp des « G » et « F » qui ne veulent en aucune manière se faire damer le pion par les adversaires politiques. Tous les schémas possibles sont passés en revue d'un camp à un autre. Pendant ce temps, les moins résistants s'offrent des parties de sommeil. A quand l'issue de ce congrès ?, s'est interrogé un maire visiblement épuisé. Et à son compère de déplorer la politisation à outrance de l'élection des nouveaux responsables de l'association. « Avec tout ceci, comment veut-on que les partenaires nous prennent au sérieux ? », s'est-t-il plaint.
La suspension de 15 minutes demandée par les maires Fcbe a duré plus de cinq (5) heures. Beaucoup de congressistes se désolent de la situation. Au-delà de 22 heures, la bande au maire de Parakou, Soulé Allagbé, réapparaît et s'installe à nouveau dans la salle bleue pour la reprise des travaux. Mais très vite, la situation a dégénéré puisque chacun des camps voudrait imposer son plan à l'autre. Les maires des « G » et « F », dépassés par les événements, claquent la porte et sortent de la salle.

Soulé Allagbé et Blaise Ahanhanzo-Glèlè à la tête de l'Ancb

L'incompréhension s'est installée de plus belle. Point de dialogue entre les maires de la mouvance présidentielle et ceux dite de l' « opposition». Les deux (2) camps se sont aussitôt formés pour constituer chacun son bureau à la tête de l'Ancb. C'est ainsi que dans le rang des maires Fcbe, le maire de Parakou, Soulé Allagbé, a été désigné pour présider l'Association nationale des communes du Bénin. Il est suivi par le maire d'Abomey-Calavi, Patrice Houssou-Guèdè au poste de vice-président. Dans le camp des maires « opposants », le maire d'Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè le président sortant se succède. La première vice-présidence est confiée au maire de Porto-Novo, Moukaram Osséni. La particularité de cette liste est qu'elle dispose d'un président d'honneur qui revient au maire de Ouidah, Sévérin Adjovi. Deux (2) présidents donc pour la même association. Ce qui relève de l'inédit dans l'histoire de la décentralisation au Bénin.

Le développement à la base sacrifié au profit de la politique politicienne

Qui l'eût cru ! La décentralisation est prise d'assaut par les politiciens. Ils viennent de fouler aux pieds l'Association nationale des communes du Bénin. Une association qui est censée impulser le développement dans les 77 communes. Les efforts de cinq (5) ans d'existence sont piétinés pour des intérêts inavoués. Les villes qui font l'effort de s'adapter au processus de développement enclenché vont à nouveau sombrer à cause de l'insouciance de certains maires avides du pouvoir. L'Ancb a du plomb dans l'aile.
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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 17:38