Exposition au Ccf : La photographie, un support de communication

Necéssairement pauvres et sales ? Ou est-ce qu'on peut être pauvres et propres ?
Yves Parfait Koffi croit à la combinaison de la pauvreté et de la propreté. Et dénonce la saleté qui règne souveraine dans Cotonou. Comment ? Avec la photographie. Une exposition de trois photographes, parmi lesquels Koffi, est maintenant abritée par le Ccf de Cotonou, pour les semaines dédiées à cet art qui est en train de se répandre en peu partout, grâce au numérique. Césaire Dakpogan et les femmes du festival RephArt sont les autres exposants. Jusqu'au 4 avril prochain.

Serge-David ZOUEME

Cotonou est sous nos yeux tous les jours. Mais malgré son évidence, tout le monde ne voit pas la saleté qui nous entoure. « Les gens quand ils regardent mes photos, sont etonnés, ils se demandent si c'est vraiment cela Cotonou, si c'est là où ils passent tous les jours.» Yves Koffi Parfait nous avoue l'atout de la photographie, ce regard qui pique une partie de la réalité pour la mettre en évidence. Et c'est ainsi que notre photojournaliste dénonce « le manque de sérieux chez les Béninois »... photos de gens qui urinent ou qui prennent un bain au milieu de la rue, de tas de poubelles et d'ordures qui décorent la ville, de voitures garées n'importe comment et n'importe où.
« Au Bénin, les problèmes environnementaux sont chaque année les mêmes. Quand commencent les premières inondations, on se rend compte de la situation. » Alors, il fait des photos pour sensibiliser les gens, pour donner au Béninois une autre façon de voir ce qui est autour d'eux. Et pour attirer peut être l'attention des dirigeants aussi, ceux qui selon Yves Parfait « ne font que se réunir », mais en réalité, ne concluent rien.
Donc, « Quelle terre pour nos enfants ? » (c'est le titre de l'exposition de Koffi).
L'environnement, un thème d'actualité. Un peu comme Césaire Dakpogan, un autre exposant, qui de son côté veut raconter une autre actualité. Une actualité qui est au-delà des frontières du Bénin, et que donc est facile à distordre. C'est la réalité d'une France qui n'est pas toujours agréable, qui n'est pas toujours facile comme on l'imagine. Clochards et vie dure au centre de l'attention, et de l'objectif.
Les femmes du festival RephArt, organisé par l'Association « Beauté du Royaume », montre au spectateur, encore un autre angle. Celui de la femme. La femme dans toutes ses difficultés, la femme devalorisée, la femme qu'essaye de vaincre certains prejugés. « Moi, je craints la situation de la femme au Bénin. Bah, en Afrique en général je crois », avoue un jeune Béninois.
Mais qu'on parle de femmes, qu'on parle d'immigration, qu'on parle d'environnement, c'est le développement du Bénin qui est toujours en question.

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# Posted on Tuesday, 31 March 2009 at 5:03 PM

Culture : “Passion de collectionneurs” à la Fondation Zinsou

Culture : “Passion de collectionneurs” à la Fondation Zinsou
L' « attitude à avoir » est exposée. Six collectionneurs béninois mettent à disposition du public, leurs trésors. Les artistes Kouas et Hazoumé, Marie-Christine e Lionel Zinsou, Gabin Djimassé et, enfin, Adrien Houngbédji, ont recueilli pendant des années, des objets d'art africain. Maintenant, voilà l'histoire d'Afrique qui se montre à ses fils, surtout aux plus petits. Du 30 mars au 30 juin 2009.

Serge-David ZOUEME

Possession, héritage, réconfort dans l'histoire, recherche d'inspiration. Ce qui amène un collectionneur à collectionner, ce n'est pas toujours évident. Romuald Hazoumé par exemple, comme pas mal d'autres artistes, c'est retrouvé à acheter le premier objet juste parce qu'il est un artiste. « On peut lire beaucoup de choses à travers d'autres pièces et cela m'apporte énorment », on s'inspire, on apprend, on renouvelle. Mais Hazoumé, qui a collectionné un nombre intéressant de masques guèlédè, connaissait deux artistes qui les fabriquaient. Amidou Dossou et Cyprien Tokou Dagba. Le dernier a continué et il est toujours dans le milieu artistique, l'autre a disparu. Mais Romuald il lui avait commandé des masques à lui acheter, pour le faire continuer à produire. Et ainsi, notre artiste il s'est retrouvé avec une centaine de masques guèlédè sans vraiment l'avoir calculé. Mais il ajoute aussi qu'il « collectionne dans l'idée que des objets restent dans le pays, dans l'idèe de transmettre. Pas à n'importe qui. » Il veut transmettre parce que ces objets font partie d'une histoire, que cette histoire doit être connue par la majorité, par les enfants des écoles en particulier. Tout compte fait, il collectionne pour les Béninois. Il collectionne pourque les pièces qui représentent l'Afrique, ne quittent pas l'Afrique. Un patrimoine hebergé dans un autre continent, ce n'est pas simple à découvrir.
Houngbédji par contre, il a commencé à collecter ses pièces pour l'emotion qui suscitaient en lui. Et petit à petit, il s'est rendu compte que « sa démarche devenait celle d'un collectionneur ». Lui, il est conscient de la valeur que les objets ont, de la puissance, même par rapport à nous... « les objets existaient avant moi et me survivront, je ne suis que leur gardien pour un temps donné et je les transmetterai aux générations futures ».
Mais les collectionneurs les plus conscients de l'être, sont Djimassé, passionné d'histoire qui mène une quête spirituelle et intellectuelle depuis 1984, et les Zinsou, qui à la fois recherchent l'esthétique et y mettent du patriotisme.
Résultat, on a à notre disposition maintenant des pièces qui donnent plaisir aux yeux et à l'âme. Une tête Nok du Nigeria, rouge, en terre cuite. Bracelets et bochio de l'ethnie adja-fon du Bénin, utilisés par les voudounon. Masques à la taille énorme qui proviennent du Gabon ou du Nigeria. Le trône du roi Gbéhanzin, du XVIII siècle, pièce unique qui avait quitté le Bénin en 1894 pour y revenir en 2006, après que la famille Zinsou l'a acheté chez Sotheby's pour le faire rentrer au pays. Une joie pour les enfants qui peuvent découvrir leur histoire.
Enfin, Marie-Cécile Zinsou, la présidente de la fondation, a souligné un aspet très sensible pour les Béninois en général : « Je pense que tout cela peut faire réflechir à l'idée d'un musée national. Comme il y en a à Bamako, à Paris ou ailleurs ». Cela, ce sera fondamental pour l'identité béninoise.

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# Posted on Tuesday, 31 March 2009 at 4:56 PM

Week-end culturel au Ccf de Cotonou : Le spectacle « Dialogues inévitables » en avant-première samedi

L'Association culturelle béninoise Sonagnon en collaboration avec des associations sœurs d'Italie, de la Belgique et de la France avec le soutien du Ccf de Cotonou présente le samedi prochain, le spectacle Dialogues inévitables. En prélude à ce spectacle, les membres de la dite association ont rencontré les professionnels des médias pour leur parler du spectacle et de leur association.

Serge-David ZOUEME

Une douzaine de danseurs béninois, quatre danseuses italiennes, une Belge, sept musiciens d'origine béninoise et belge et une chorégraphe. Ce sont là, les artistes rassemblés pour le projet « Dialogues inévitables » qui sera présenté au public le samedi prochain au Centre culturel français et le dimanche 29 au Jardin Brésilien à la Plage de Ouidah. Monté par l'Association culturelle Sonagnon, le spectacle Dialogues inévitables, va permettre de montrer au public l'importance du dialogue dans une société.
Pour les membres de l'association Sonagnon, les conversations qui transcendent les frontières identitaires –qu'elles soient nationales, religieuses, ou autres- commencent par un travail de l'imaginaire comparable à celui qui s'opère lorsqu'on lit un roman, un film. Pour eux, la conversation n'est pas tenue d'aboutir à un consensus sur quoi que ce soit, et surtout pas sur les valeurs.

Sonagnon en question !

Créée en 2006, l'Association artistique et culturelle Sonagnon nourrit l'envie de valoriser la culture du Bénin en soutenant sa production artistique et en proposant des espaces d'échanges culturels et de création. Présidée par Eric Acakpo, l'association artistique et culturelle Sonagnon a pour but de créer un espace dans lequel les danseurs et les musiciens puissent rechercher et structurer un nouveau langage à partir de leur propre expérience professionnelle. Avec les maigres moyens de bord et le soutien du Centre culturel français de Cotonou et une certaine organisation internationale, elle a réalisé et produit des ateliers de formation, des résidences de créations et des spectacles pour les artistes béninois et d'autres nationalités. Le plus récent fut celui qui se tient du 15 au 29 mars prochain qui donnera suite à quatre autres ateliers. Il faut noter que, l'atelier que l'association Sonagnon a organisé en 2008, a abouti à la création de « Malentendus et autres choses » dont « Dialogues inévitables » qui est sur scène le samedi prochain est sa continuité. C'est dire que cette association œuvre beaucoup pour l'émergence de la culture du Bénin et il va falloir la soutenir.
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# Posted on Thursday, 26 March 2009 at 6:09 PM

Entretien exclusif avec Ousmane Alédji : « Le miracle du développement culturel au Bénin s'appelle espaces »

Entretien exclusif avec Ousmane Alédji : « Le miracle du développement culturel au Bénin s’appelle espaces »
Aujourd'hui tout comme hier, la question du développement culturel se pose avec acuité. Le milliard culturel, une trouvaille du régime Yayi pour aider sensiblement les artistes et acteurs culturels à sortir de l'ornière, semble ne pas avoir le quitus de toute la corporation. A travers cet entretien exclusif, Ousmane Alédji, metteur en scène, dramaturge, écrivain et expert de l'Oif fait l'état des lieux et formule des propositions pour un réel développement culturel au Bénin.

Aube Nouvelle : Quel contenu donnez-vous au développement culturel, Mr Ousmane Alédji ?

Ousmane Alédji : Merci. Le développement culturel relève d'abord du mental. Il est pensé et conçu. Sa réalisation nécessite, sans nul doute, des moyens humains, matériels et financiers. Vu sous cet angle, j'ai l'impression que le développement culturel du Bénin n'est pas encore inscrit au rang des priorités de l'Etat. Il semble ne pas être le souci partagé de nos responsables et gouvernants. Celui de faire du Bénin un véritable pôle de développement culturel. Alors que pour y parvenir, il suffit de créer un environnement socio-économique favorable à l'émergence des pratiques artistiques, bénéfiques pour les professionnels secteur par secteur. Ensuite, il faut envisager un environnement juridique pour protéger et sécuriser les différents acteurs de ce secteur. En troisième et dernier lieu, il faut mettre en place par an une dotation budgétaire ambitieuse. Il est impérieux d'initier des projets et programmes, secteur par secteur, de pourvoir les acteurs culturels de moyens financiers en vue de les aider à se rendre plus compétitifs sur le terrain. Comme vous le voyez, c'est une chaîne et le déclencheur du système reste et demeure l'Etat béninois, en l'occurrence le chef de l'Etat. Je n'ai pas le sentiment que le nôtre ait fait du développement culturel son cheval de bataille.

Depuis l'avènement au pouvoir du régime Yayi en 2006, n'avez-vous pas le sentiment que des efforts sont faits pour booster le secteur culturel béninois ?

Le président Thomas Boni Yayi a fait débloquer un milliard de francs Cfa pour le Fonds d'aide à la culture. Le « milliard culturel » comme c'est surnommé, est pour certains un miracle. Pour moi, il est une insulte pour les acteurs culturels que nous sommes. J'ai le sentiment qu'on réduit la culture, les acteurs culturels, les professionnels des arts au minimum. L'interprétation caricaturale de cette action applaudie par d'aucuns semble être ceci : « Ils ont faim, jetons leur quelque chose. Ils vont se calmer et nous laisser travailler ». Ils oublient que dans le secteur culturel, il y a du travail à faire. J'ai même le sentiment que le gouvernement du Général Mathieu Kérékou a fait mieux que celui-ci. Ça, c'est ma conviction. Organiser des concerts au Stade de l'Amitié ou au Palais des congrès, ne profite nullement aux artistes. C'est de la publicité qu'ils se font. Il ne faut pas se tromper là-dessus. Ce qui avantage les artistes, ce sont leurs propres initiatives, les projets qu'ils s'échinent à concrétiser avec les moyens de bord. Je ne vais pas blâmer le ministre de la culture. Car, la question qui se pose actuellement n'est pas une question de personne, mais de politique. Et le concepteur en chef de la politique nationale, une fois de plus, c'est le chef de l'Etat. Il est le premier à être montré du doigt. Je suis même tenté de l'accuser de non assistance aux artistes en péril. Avez-vous compté combien ils sont à nous quitter en moins de six (6) mois ? Allez demander comment et pourquoi ils sont morts. Je trouve ridicule qu'on se réunisse après pour leur rendre hommage à travers des discours élogieux. C'est un folklore grotesque et cynique. On constate déjà sur le terrain les campagnes précoces. Si ça ne change pas, on ne va pas les rater non plus. Croyez-moi.

En dépit des critiques que vous formulez, le régime actuel a tout de même eu le mérite de penser au milliard culturel qui n'existait pas du tout sous d'autres régimes ?

Oui ! Tout n'est pas morose. Il y a un effort de fait. En revanche, je ne suis pas d'avis qu'on décerne un satisfécit au gouvernement quand on sait que beaucoup restent à faire. Au moment où le pouvoir était dans la main des militaires qui n'ont forcément pas la culture culturelle, les artistes et promoteurs culturels étaient mieux traités. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Alors que le pouvoir est dans la main des Docteurs. Le président Mathieu Kérékou a quel doctorat ? Pourtant, je vous dis, il a réalisé avec l'aide des Chinois le Palais des congrès. On peut encore multiplier les exemples.

Si cette désaffection du gouvernement à laquelle vous faites allusion se vérifie, ne pensez-vous pas que les artistes et acteurs culturels sont, eux-mêmes, en parti responsables ?

Les artistes sont aussi des humains. Et donc, ils ne peuvent pas avoir tous le même niveau d'engagement, de compréhension et de militantisme. Il y en a qui préfère bénéficier des largesses du pouvoir. Il y a d'autres qui sont dans la résistance. C'est normal. Ce que moi je déplore, c'est qu'on ne prenne pas suffisamment du recul pour se demander : « Que construisons-nous ? » Malheureusement, personne n'y songe. Alors que c'est autour de ça que nous devons normalement fédérer nos énergies, nos envies et nos passions. Au contraire, la question dérange presque. Oui, j'avoue que les artistes sont en partie complices. Il y a des gens qui ont chanté pour tous les régimes et qui aujourd'hui se repositionnent pour chanter pour le changement. Je lie cette conduite de certains au dénuement, au manque de moyens. Ils sont obligés d'entrer dans des compromissions. Mais quand vous prenez du recul, vous les comprenez. C'est un peu ça. Je peux tolérer cela mais je ne défendrai pas, je ne soutiendrai pas cela.

Est-ce que vous avez eu le temps de discuter avec le ministre de la culture de tous ces ressentiments ?
Parce que vous croyez que nous avons un ministre de la culture?

Non moi, je n'ai pas mon temps à perdre. Je ne pense même pas le faire tant que les choses ne changeront pas. Nous avions un ministre qui, lui, avait l'humilité de l'écoute. On sentait en lui de l'envie même s'il était limité au niveau de sa connaissance du terrain. Il sait s'y prendre avec les artistes. Je le dis en toute sincérité. Lui et moi, nous ne sommes pas des amis. Quant à celui qui est là, j'ai l'impression qu'il est en vacance. Il ne sait pas trop où se poser et quoi faire. Le président de la République l'aurait laissé au sport. Parce que là, j'ai eu l'impression qu'il a fait bouger pas mal de choses. Mais ici au département de la culture, il est en terre étrangère. La sincérité et le respect de soi-même l'auraient obligé à démissionner tout simplement. Non pas parce qu'il est mauvais, mais parce qu'il est honnête. Mais je sais que nous attendrons longtemps.

Au vu de toutes ces dénonciations, est-ce que Ousmane Alédji, acteur culturel, est prêt aujourd'hui pour apporter son soutien au ministre de la culture ?

Sur le principe, la réponse est oui. Mais rassurez-vous, je n'entrerai dans aucun cabinet pour le moment. Si un ministre croit que je peux lui apporter mon expertise dans tel ou tel domaine, je suis prêt et disposé à le faire même gratuitement. Ce que nous voulons, c'est justement ça. Que les gens nous disent : « nous voulons vous aider, mais nous ne savons pas comment le faire. Qu'est-ce qu'il vous faut ? ». Et nous serons là pour leur donner des réponses fiables

En tant qu'expert de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qu'est-ce qu'il faut aujourd'hui pour impulser le développement réel du secteur culturel Béninois ?

Le miracle s'appelle espaces. Il nous faut des lieux. Nous avons soixante dix-sept (77) communes au Bénin. Un centre culturel municipal pourvu de bibliothèque par commune relève aujourd'hui de l'indispensable. Et c'est à notre portée. Cela coûte au maximum 100 millions de francs Cfa. Multipliez ça par 77 ; vous avez moins de 8 milliards. En une année, l'Etat béninois a couvert le territoire béninois de 77 centres culturels. Le chiffre paraît gros, mais garantit et sécurise l'avenir professionnel des artistes. Quand un artiste quitte Cotonou, il peut jouer 77 fois tout en restant au Bénin. L'obligation d'aller à l'extérieur avant de vivre de son art, ne sera plus une contrainte. On donne rendez-vous au public et on le fidélise. Les œuvres se perfectionnent, la qualité monte et on devient plus compétitif. Il est évident alors que l'artiste qui quitte Cotonou peut jouer 77 fois et faire des recettes colossales. Il peut aussi payer ses artistes, ses musiciens et lui-même peut bien manger, bien s'habiller, avoir une maison, construire un avenir pour ses enfants. C'est ça vivre de son art. Ce n'est pas autre chose. Et ce miracle est à notre portée.

Si on vous nomme aujourd'hui ministre de la culture, monsieur Ousmane Alédji, quelles seront vos priorités ?

Ministre de la culture, nom de Dieu ! (étonnement). Je ne fais pas ces rêves là. Mais bon, je vais me résoudre à faire quatre choses. La première, c'est de créer un environnement juridique qui sécurise les artistes et les acteurs culturels. Je veux parler d'un statut social avec un salaire minimum garanti pour les artistes. En second lieu, je vais mettre en place cette chaîne infrastructurelle et on peut le faire. Nous avons comme président du conseil général de l'Unesco un Béninois. C'est une aubaine. Nous allons donc monter des projets que nous lui soumettrons. L'Union européenne est là et n'attend que des projets crédibles pour les financer. En troisième lieu, nous mettrons en place un budget sur cinq (5) ans afin de faciliter l'animation des centres culturels communaux tenus par des professionnels. Ceci facilitera les productions et leur diffusion à l'interne. En quatrième lieu, je ferai en sorte que l'art béninois devienne plus compétitif. Et cela passe par le financement des festivals. On a comme l'impression qu'on en a trop alors qu'on n'en a pas du tout. Le Fitheb est un festival moribond, c'est le Directeur et son conseil d'administration qui se battent pour tenir ce festival. Donc il faut multiplier les rendez-vous internationaux pour que le Bénin devienne cette vitrine d'excellence en termes d'art tout simplement. Quand vous auriez fait ça, vous pouvez aller dormir tranquille. Les Béninois diront que c'est sous tel président que nous avons eu ceci et cela. Et Dieu sait que les artistes ont la gratitude longue.

Propos recueillis par Serge-David ZOUEME
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# Posted on Wednesday, 11 March 2009 at 3:58 PM

Conaasco 2009 : Les lauréats primés

Conaasco 2009 : Les lauréats primés
La 4ème du Concours national d'arts scolaire (Conaasco 2009) a connu son apothéose le jeudi 05 mars dernier. C'était à la faveur d'une soirée de gala de remises des prix Minab, de reconstitution et de reconnaissance à l'hôtel Riviera de Cotonou au cours de laquelle les douze (12) lauréats ont été récompensés.

Hermann ADIMOU (Stag)

Un trophée, un tchèque d'une valeur de 100 000 F Cfa, un pacte de matériel de travail de 50 000 F Cfa. Ce sont là, les lots reçu par les lauréats de la 4ème édition du Concours national d'arts scolaires (Conaasco 2009). Après avoir retracé les différentes étapes qui ont précédées la cérémonie de remise des prix aux lauréats, Patrick Idohou, président du Conaasco 2009, a remercié les partenaires pour la confiance qu'ils ont placée en lui en accompagnant l'initiative. A en croire le président de Conaasco 2009, Patrick Idohou, tout œuvre qui naît se doit de grandir. Pour ce faire, il sollicite l'indulgence des partenaires à soutenir les artistes en herbes afin de contribuer à une meilleure prise en charge des œuvres sélectionnées. Baraka N'Diaye, Coordonateur national du Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées (Psicd), s'est dit honoré et sa participation à la cérémonie de clôture du Conaasco témoigne de sa satisfaction par rapport à la bonne exécution du projet. « Le promoteur a fait preuve de professionnalisme et de bonne gestion » a-t-il ajouté. Il a par ailleurs lancé un appel aux autres organisations qui investissent dans la culture d'accompagner Inov'art dans l'œuvre qu'ils ont entamée pour la promotion de l'art scolaire. Après une brève historique du Concours national d'arts scolaire (Conaasco), Horacio Djagbessi, représentant des lauréats a montré qu'il contribue à la promotion des talents cachés. Il encourage les candidats malheureux et promet au nom des autres lauréats de faire un bon usage des enseignements qu'ils ont reçu.
Le président du jury, Robert Dossou, le Directeur de la Direction de la promotion artistique (Dpac), Oscar Kidjo et le Directeur adjoint de cabinet du Ministre de l'enseignement secondaire, de la recherche technique et professionnel, Houessou Coovi ont tous reconnu l'importance de cette initiative.

La liste des lauréats

Volet art plastique

Catégorie : Elève
1. Elon Tossou
2. freddy Dakpogan

Catégorie : Etudiant
1. Horacio Djagbessi
2. Martin Tokponhoué
Volet arts design architecture

Catégorie : Elève
1. Euphrème Ougla
2. Josquille H. guezodje

Catégorie : Etudiant
1. Houéfa A. Gahou
2. Geoffroy Dansou

Volet arts écrit illustration

Catégorie : Elève
1. Marie A. Béhanzin
2. M. Francis Z. Kadi

Catégorie : Etudiant
1. Arinloyé S. Adiyo
2. Amour Gbovi
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# Posted on Wednesday, 11 March 2009 at 3:50 PM