Organisation et dynamisation du secteur culturel béninois : Galiou Soglo partage sa vision avec les acteurs culturels

Organisation et dynamisation du secteur culturel béninois : Galiou Soglo partage sa vision avec les acteurs culturels
A la faveur d'une rencontre d'échanges et d'information organisée , hier mardi, au Palais des congrès de Cotonou, le ministre de la culture, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo, a fait l'exposé de ses nobles ambitions pour la restructuration et la dynamisation du secteur de l'art avec les acteurs culturels, en l'occurrence les artistes. Il en a profité pour répondre aux accusations graves de l'artiste Stan Tohon.

Serge-David ZOUEME

La rencontre d'échange et d'information voulue par les artistes et promoteurs culturels béninois avec le ministre de tutelle, Galiou Soglo, a enfin lieu au Palais des congrès de Cotonou. Les artistes opérant dans les différentes disciplines culturelles ont répondu présent à l'appel du ministre de la culture, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Vieux comme jeunes, dans une unité d'action, ont partagé avec Galiou Soglo leurs soucis d'artiste. Des préoccupations qui, heureusement, ne sont pas restées sans réponse puisque le ministre, ses collaborateurs immédiats ainsi que les directeurs des différentes instances affiliées au département de la culture ont tenté, à travers des exposés et présentations, de satisfaire à leurs inquiétudes.
A l'entame de la cérémonie, le ministre Galiou Soglo a clairement exprimé aux artistes la réelle motivation de la rencontre. Il s'agit d'une rencontre d'échange et d'information sur les difficultés et entraves liées à la vie des artistes. Dans le cas échéant, il s'est agi de passer en revue les récurrentes questions du statut des artistes, la lutte contre la piraterie, la politique culturelle béninoise et le vote de la loi sur le financement de la culture. Pour éclairer la lanterne des artistes et acteurs culturels sur ses thématiques, le directeur du Bureau béninois des droits d'auteurs et droits indirects (Bubedra), Thierry Codo, le directeur de la promotion artistique et culturelle, Oscar Kidjo et la directrice du Fonds d'aide à la culture, Solange Soumanou ont successivement fait la présentation de leurs structures, leurs attributions ainsi que les efforts qu'ils font à divers niveaux afin d'accompagner la dynamique du secteur de la culture au Bénin. Des exposés qui ont été largement appréciés par les artistes. Cependant, d'autres n'ont pas hésité à poser des questions liées à leur secteur d'activité culturelle. Il s'agit des musiciens, des hommes de théâtre, des promoteurs culturels et consorts. A la suite de cette séance de questions-réponses, le ministre Galiou Soglo a réaffirmé son souci ardent de servir les artistes sans parti pris. Il a promis, par ailleurs, de tout mettre en ½uvre pour mieux répondre aux sollicitations des artistes au regard des moyens disponibles.

Galiou Soglo répond à Stan Tohon

On s'y attendait. Le ministre ne s'est pas tu sur la supposée affaire Stan Tohon – Galiou Soglo. A travers des propos à peine voilés, le ministre s'est insurgé contre les man½uvres d'un tiers artiste qui tenterait de le déstabiliser auprès du chef de l'Etat. Ce dernier se serait approché de différentes autorités et même du président de la République pour se plaindre de lui dans un dossier qui n'a pas sa raison d'être. Le ministre se dit serein et n'entend pas accepter quelque propos diffamatoire venant d'un quelconque artiste, fut-il garant de la musique béninoise ou sommité. « Il n'y a pas d'affaire Stan Tohon – Galiou Soglo », a-t-il dit comme pour surseoir aux polémiques qui prennent, de plus en plus des dimensions importantes et même hypothétiques. Son souci actuel, a-t-il martelé, est d'aider les artistes à aller plus loin dans leur carrière à travers l'amélioration de leur situation. « Je n'ai pas demandé à être ministre. On m'a appelé et je sers mon pays », a-t-il conclu pour montrer sa bonne foi et surtout répondre aux détracteurs qui voient à travers sa nomination, un acte de reconnaissance politique du président Yayi en direction des Soglo.
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# Posted on Wednesday, 10 June 2009 at 4:36 PM

Univers de la danse au Ccf : La création solo « Ange » sur scène samedi

Univers de la danse au Ccf : La création solo « Ange » sur scène samedi
Les planches du Centre culturel français de Cotonou (Ccf) accueillent, samedi prochain, la création solo intitulée « Ange » de la compagnie Awoulath Alougbin. De la parole sur fond de musique assortie de la danse, elle s'inscrit dans une série de solos interprétés sur des thèmes autobiographiques relatant l'histoire de la danseuse Awoulath Alougbin.

Serge-David ZOUEME

La création solo « Ange » de la danseuse Awoulath Alougbin est un genre particulier. Elle associe la musique, la parole et la danse. Mieux, elle s'appuie sur des mélodies, des textes et des expressions corporelles pour faire véhiculer une histoire. Pour le cas échéant, il s'agit de l'histoire inspirée d'un des monologues de l'écrivain béninois Florent Couao-Zotti. A travers ce récit, Awoulath Alougbin se projette au public en se recentrant sur elle-même. Dans ce premier solo qui s'inscrit dans une série de solos, la danseuse offrira aux amoureux de bon spectacle un bon cocktail où musiques et danses se conjuguent au présent avec une forte dose de paroles évocatrices. Et déjà, on annonce en perspective une belle création qui saura enchanter les nombreux spectateurs avertis qui prendront d'assaut les locaux du Centre culturel français de Cotonou.

Extrait de l'histoire de la création solo « Ange »

Elle a un ange en elle. Tente de le pousser, là-bas, au bout du tunnel, Lui parle, lui chante, l'encourage pour qu'il s'accroche, Le maintien, le préserve, le garde en elle. Elle veille sur les jours qui passent comme un ultime trésor. Ange la rassure, danse dans son ventre, Il la bouscule quand elle a peur, L'interpelle quand l'espoir s'efface, Lui offre les notes de son c½ur, La rappelle à l'ordre quand les larmes coulent. Ange est pressé, vient, s'engage pour jaillir, Vers cette existence éphémère. Elle le contemple, l'aime. Impuissante.

Zoom sur la danseuse Awoulath Alougbin

Awoulath Alougbin, née en 1978 à Porto-Novo au Bénin, est très tôt impliquée dans le milieu artistique. D'origine Yoruba, elle étoffe sa connaissance des danses traditionnelles lors de sa formation au Ballet National du Bénin. Sa rencontre avec la chorégraphe haïtienne Ketly Noël lui révèle l'univers de la danse contemporaine ; elle prend part à Danser la vie en 1998 et Ilô l'année suivante. En 2001, elle participe à L'atelier du Monde dans le cadre de Montpellier Danse. Elle confirme ses qualités de danseuse et participe à plusieurs créations de chorégraphes confirmés, notamment Les Feuilles qui résistent au vent de Koffi Kôkô et Le Sacre du Printemps d'Heddy Malem. Parallèlement, Awoulath Alougbin se lance dans la recherche chorégraphique. Elle forme, en collaboration avec d'autres danseurs béninois, le groupe Sacam Danse, avant de fonder sa propre compagnie, la compagnie AA. En 2004, elle s'affirme comme chorégraphe avec le spectacle Aga Oba, un duo qu'elle partage avec Clément Kakpo ou le danseur nigérian Qudus Onikekun. En 2009, Awoulath Alougbin crée # 1 Ange, une fusion de mouvements chorégraphiques, chants et textes, qu'elle interprète seule sur scène, pendant 45 minutes. Au-delà de son travail de recherche chorégraphique qui s'appuie sur l'essence des danses Yoruba et du Bénin, Awoulath Alougbin se positionne comme le garant d'une danse contemporaine en devenir dans un pays où cette discipline construit pas à pas les préludes d'une écriture contemporaine.
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# Posted on Tuesday, 02 June 2009 at 3:54 PM

Journée mondiale du libre et du droit d'auteur : Initiatives Gbadalisa initie la Libre Kermesse de la lecture

Le Bénin à l'instar des pays du monde entier a célébré hier, l'édition 2009 de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Ce fut l'occasion pour les membres de l'association culturelle, Initiatives Gbadalisa d'initier la première édition de la libre Kermesse de la lecture. C'était au Centre scout de Wologuèdè où, Eric Hector Honkpè, le Président de cette association a montré aux apprenants l'importance de la lecture d'un libre.

Serge-David ZOUEME

La lecture est de plus en plus laissée au profit des médias que sont la télévision, le cinéma et le net qui inondent le marché. Ces derniers, malheureusement ne transmettent l'information que de façon superficielle. Le livre pendant longtemps a offert les possibilités d'un approfondissement du savoir. C'est pour amener les jeunes scolaires à s'intéresser davantage à la lecture que, Initiatives Gbadalisa a initié la Libre Kermesse de la lecture pour aider à contribuer à la réduction de la fracture culturelle entre les hommes. Jérémie Houssou, Commissaire général du Scoutisme du Bénin après avoir rappelé l'origine de cet évènement a dit que le scoutisme à pour mission de créer un espace pour la distraction des enfants. A en croire, Eric Hector Hounkpè, président de l'association Initiatives Gbadalisa, la Libre Kermesse de la lecture a pour but de créer d'ici à 20 ans de bons dirigeants pour le Bénin et permettre l'évolution de l'édition dans notre pays.
Ramener le public à la lecture ; surtout le public scolaire qui de plus en plus ne lit plus ; ouvrir la lecture à la rue pour que tout le monde veuille lire et aiguiser le plaisir de lire. Ce sont là entre autres objectifs que poursuivent les initiateurs de la Libre Kermesse de la lecture (Lkl). Michel Lebon et Justin Kpèhounkpézé ont tous reconnu le mérite de Lkl qui va susciter d'ici quelques jours chez l'élève l'envie de la lecture du livre.
Mais quoi lire ? Que peut-on lire ? Qu'est-ce qu'on peut gagner de la lecture d'un livre ? Ce sont là autant de points sombres que, Eric Hector Hounkpè, à travers son exposé, a essayé d'éclaircir. Un concours du meilleur lecteur a permis de primer cinq lauréats qui ont reçu des livres, des magazines, des dictionnaires.
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# Posted on Wednesday, 22 April 2009 at 6:05 PM

Stratégie de « faire-faire » : Galiou Soglo définit le mécanisme de sa mise en ½uvre avec les acteurs

En prélude au lancement de la stratégie de faire-faire, le Ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Galiou Soglo et les membres de son cabinet ont rencontré les opérateurs privés en alphabétisation. C'était hier au Centre international de conférence (Cic) de Cotonou où le ministre a réaffirmé son attachement à la mise en place d'un programme cohérent d'alphabétisation.

Serge-David ZOUEME

La lutte contre le sous-développement passe par la lutte contre l'alphabétisme. C'est conscient de l'importance que constituent les activités d'alphabétisation et d'éducation des adultes au Bénin, que l'Etat béninois a fait l'option de la stratégie du faire-faire dans son document de politique nationale d'alphabétisation adopté par le gouvernement en mars 2006. Cette dernière consiste à déléguer le pouvoir de l'Etat aux opérateurs privés dans le cadre de la mise en ½uvre des activités de formation des apprenants. Et comme cette stratégie ne peut pas être lancée sans un minimum de consensus de la part des opérateurs privés ½uvrant dans l'alphabétisation, c'est dans ce cadre que le Ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Galiou Soglo a initié une rencontre d'échange à leur profit. A en croire les opérateurs privés en alphabétisation, le secteur de l'alphabétisation souffre de beaucoup de maux. Il s'agit entre autres : du dysfonctionnement au niveau des acteurs, le lancement de manière disséminé des programmes d'alphabétisation, le manque d'une politique de suivi et d'évaluation. A cet effet, ils ont souhaité une réorganisation totale de ce secteur.
La stratégie du faire-faire, est une distribution concertée, acceptée et rationnelle des rôles et des responsabilités dans l'éducation des adultes dans des conditions et modalité consignées dans un manuel d'exécution ou de procédures flexibles négociées. Elle repose sur un certain nombre de fondements à savoir : l'élaboration des programmes à la carte, la responsabilisation des structures professionnelles dans l'exécution des programmes, la mise en place d'un dispositif de suivi-évaluation interne et externe favorisant un encadrement rapproché et efficace. A en croire le Ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Galiou Soglo, c'est pour garantir la qualité des apprentissages qu'il a instruit ses services techniques, en collaboration avec les Partenaires techniques et financiers et autres, à l'élaboration des mécanismes, procédures et outils d'opérationnalisation sur la base des options faites par son département ministériel. Il souhaite que cela permette à résorber l'analphabétisme et contribue, de façon substantielle, à la réduction de la pauvreté et à l'autonomisation des populations.
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# Posted on Wednesday, 22 April 2009 at 6:02 PM

Campagne d'alphabétisation 2008-2009 : Le ministre Galiou Soglo donne le top

Campagne d’alphabétisation 2008-2009 : Le ministre Galiou Soglo donne le top
C'est parti depuis hier pour la campagne nationale de l'alphabétisation de l'année 2009. Le top a été donné par Galiou Soglo, ministre de la Culture, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

Serge-David ZOUEME

Le ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Galiou Soglo a procédé hier après-midi au lancement officiel de la campagne d'alphabétisation 2009 au Centre international des conférences de Cotonou. Pour le ministre Galiou Soglo, le sous-secteur de l'alphabétisation et de l'éducation des adultes est un facteur de promotion du capital humain et la base de l'émergence même du Bénin. C'est pourquoi, il exhorte tous les acteurs impliqués dans cette campagne, à faire en sorte que le ministère de la Culture puisse relancer sérieusement l'alphabétisation au Bénin. « C'est un défi pour moi et je vous assure de ma volonté et de ma détermination à faire de l'alphabétisation une réalité », a dit Galiou Soglo. Rappelant que l'alphabétisation et la promotion des langues nationales constituent le ciment indéfectible pour que le Bénin redécolle sur le plan culturel, le ministre Soglo a laissé entendre que son département ministériel est résolument engagé aux côtés des alphabétiseurs afin que le taux d'alphabétisation soit de 50% en 2015. Pour ce faire, le ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la promotion des Langues nationales estime que l'alphabétisation doit être repensée au Bénin. Il invite alors les alphabétiseurs à se remettre en cause et à accepter d'apprendre pour que les partenaires techniques et financiers puissent accepter de continuer de les soutenir. A l'endroit de ses collaborateurs, Galiou Soglo les remercie pour leur soutien indéfectible depuis qu'il est nommé à la tête de cet important département ministériel. Il a profité de l'occasion pour les exhorter à davantage de soutien dans ses actions pour qu'ensemble ils puissent relever le défi. Pour finir, le ministre Galiou Soglo a indiqué que l'alphabétisation reste pour lui un enjeu personnel qu'il doit à tout prix réussir. D'où personne ne sera de trop dans la réussite de cette campagne nationale d'alphabétisation dont le lancement a été agrémenté par plusieurs tableaux de la troupe « Les Super Anges Hwendo Na bua ».
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# Posted on Wednesday, 22 April 2009 at 6:00 PM