Ouverture officielle du 10ème Sommet de la Cen Sad : Kadhafi plaide pour un gouvernement d'Union africaine

Ouverture officielle du 10ème Sommet de la Cen Sad : Kadhafi plaide pour un gouvernement d’Union africaine
Le guide libyen et chantre de l'idéologie des Etats-Unis d'Afrique a fait rêver hier à travers un discours séducteur et très engagé porté sur la débalkanisation du continent africain au détriment des regroupements régionaux. Des Etats-Unis d'Afrique forts et solidaires qui tranchent sur les pressions et velléités externes afin de venir à bout des crises socio-politique et économique, en l'occurrence la crise alimentaire.

Serge-David ZOUEME

Un gouvernement d'union africaine. La nouvelle trouvaille du guide libyen et excité panafricaniste qui a confirmé hier à l'ouverture officielle du 10ème Sommet de la Cen Sad et à la face de ses pairs, ses ambitions manifestes et intransigeantes pour le continent. L'idéal d'un gouvernement des Etats-Unis d'Afrique qui repousse aux calendes grecque, du moins pour l'heure, le rêve de voir prospérer l'Union des Etats africains. Du haut du pupitre du Palais des congrès de Cotonou et au travers d'un discours improvisé certes, mais porteur d'espoir, Mohammar Kadhafi a sommé le glas de la plaisanterie, la réticence de certains chefs d'Etats et leaders politiques qui traînent encore les pas quant aux questions de la souveraineté du continent et la délivrance économique des populations. Pendant 38 minutes et en des termes pas feutrés, il a critiqué la balkanisation qui a fragilisé l'Afrique et l'a assujettie à un flot de problèmes d'ordre politique, économique et social. Il envisage une franche indépendance des Etats africains à travers une série d'initiatives qui tranchent sur les veilles habitudes et considérations, maintenant le continent au niveau du sous-développement.

Sauter le verrou des regroupements régionaux

A en croire le guide libyen, Mohammar Kadhafi qui pour la circonstance s'est fait un prototype africain, les communautés régionales telles que la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), la Sadec pour l'Afrique du Nord...constituent des poches de violence et des détonateurs de conflits tribaux. Elles divisent plutôt qu'elles n'arrangent. Le souci premier de leurs instigateurs est de les maintenir tel en vue d'en faire des regroupements d'intérêts, de division et de séparation au lieu d'aller vers l'intégration africaine tant prônée. Pour s'en convaincre et amener ses pairs à épouser son raisonnement, il a mis en lumière les failles et lacunes de ses regroupements régionales qui demeurent jusque là des entraves pour l'Union africaine. L'impraticabilité de la résolution portant libre circulation des biens et des personnes, la pluralité des armées, la différence des marchés et des monnaies, l'indifférence des Etats...Autant de dérives qui ne devraient pas exister, selon le guide libyen, s'ils fonctionnaient conformément aux v½ux de leurs initiateurs. Les peuples ont du mal à se joindre ; les voies de liaison et de rapprochement entre les communautés peinent à exister puisque l'enjeu d'unité et de coopération n'est pas encore une priorité entre les Etats ; les tracasseries routières surtout au niveau des frontières restent le défi de tous les jours et isolent considérablement les citoyens. Des travaux de recherche et rapports ont confirmé ces entraves à l'unité africaine, a confié Mohammar Kadhafi, à l'exception de la Cen Sad qui nourri le v½u de fondre en un seul bloc tous les 53 pays du continent. Déjà 25 pays en sont membres auxquels s'ajoutent pour ce 10ème Sommet la Mauritanie, le Kenya et la République de Sao tomé Principe. On doit agir au plus vite et alterner l'ordre des choses pour des Etats-Unis, forts et prospères.
L'impératif d'un gouvernement d'Union africaine

L'urgence de la création de ce gouvernement n'est plus à démonter, à en croire l'argumentaire du fervent panafricaniste. Il doit son existence au fait que jusque là, aucun mécanisme d'application et de suivi des résolutions de l'Union africaine n'a pris corps. Très souvent, les résolutions et recommandations des différents sommets de l'Union africaine restent des tigres en papier, car aucune structure fiable relevant de l'organisation et répondant des Etats membres n'a pu être installée. Les idées novatrices pour sortir le continent du sous-développement, la pauvreté, la précarité, le sous-emploi, le chômage, les maladies existent, mais leur conduite pose problème. Il faut alors ce gouvernement d'exécution de l'Union africaine, selon le guide libyen, pour conduire les nombreux projets qui concernent le développement et booster les bonnes idées et initiatives des dirigeants du continent. Il n'a pas manqué d'apaiser les hésitants et réticents à cette trouvaille idéologique. « Le gouvernement d'Union africaine n'entache en rien l'autonomie et la souveraineté des Etats. Ils auront leurs lois fondamentales comme au bon vieux temps. Seulement qu'ici, on tentera de les impliquer davantage au grand chantier d'unification et de construction », a-t-il souligné. « Nous avons la terre, la savane, la forêt, la montagne, l'eau, la pluie, les richesses du sous-sol, les compétences et expertises, la main d'½uvre. Il suffit qu'on s'organise avec beaucoup plus de fermeté pour nous libérer des aides extérieures qui malheureusement font de nous des Etats dominés », a-t-il martelé. Il a plaidé en des termes très forts pour ce gouvernement d'Union africaine qui doit précéder l'Union africaine. Après ce gouvernement, il rêve d'une monnaie commune, d'une armée commune, d'une Banque centrale commune avec des intérêts partagés. Il a par ailleurs demandé aux Etats qui sont encore à la traîne, à adhérer à la Cen Sad afin de bénéficier à la longue des nombreuses prérogatives qu'elle offre aux Etats membres. Des aveux d'un homme fort, embus d'idées fécondes pour révolutionner l'Afrique. Les chefs d'Etats et leaders politiques assis à la loge ont été pris par un flot d'ovations ponctué d'accolades en guise d'accord aux idéaux de Kadhafi, le « Père du continent ».

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# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 3:38 PM

Résolution des conflits et maintien de la paix en Afrique : L'implication réelle des décideurs politiques s'impose

Résolution des conflits et maintien de la paix en Afrique : L’implication réelle des décideurs politiques s’impose
Les crises perlées et conflits souvent tribaux en Afrique en l'occurrence l'Afrique de l'Ouest s'interprètent comme des entraves au développement économique. Les efforts très peu apparents sinon feutrés des décideurs et leaders politiques du continent, la volonté des émissaires et médiateurs à concilier des protagonistes et étreindre des feux n'ont pu jusque-là combler toutes les attentes. Des foyers de guerre s'observent au détriment des populations affaiblies. Plus d'implication politique s'impose alors pour bâtir une Afrique en paix. Le Centre international Kofi Annan pour la formation en maintien de la paix (Kaiptc) basé à Accra s'emploie heureusement depuis 2004 pour la résolution des crises et conflits à travers la formation des hommes en treillis et des acteurs de la société civile.

Serge-David ZOUEME

Le Kaiptc pour agir sur la conscience collective des Africains, auteurs ou acteurs des troubles en Afrique. Institué par le gouvernement ghanéen avec l'appui des partenaires étrangers et rendu officiellement opérationnel en janvier 2004, ce centre de perfectionnement initialement régional vise à conduire au plus haut niveau académique et professionnel, la formation des différents acteurs impliqués dans la résolution des conflits et la recherche dans le domaine opérationnel ou non du maintien de la paix en Afrique, particulièrement en Afrique de l'ouest. Une visite guidée du centre grâce à l'initiative de l'Institut international de journalisme d'Allemagne (Iij/Inwent) a permis de s'en convaincre.
Il est érigé à proximité de la « Ghana armed forces command and staff college » à Teschie (Accra). Ce centre travaille pour l'heure en étroite collaboration avec l'Ecole de maintien de la paix de Koulikoro au Mali, qui traite des questions d'ordre tactique et l'Ecole de guerre nigériane à Abuja, qui renseigne sur des données stratégiques. Son objectif majeur est de former et surtout renforcer au plan africain et sous-régional les capacités des hommes en treillis dans le domaine du maintien de la paix, accroître leurs compétences en matière de conduite d'opérations aux côtés des contingents étrangers et de les informer sur la nature et la complexité des conflits inter-étatiques. Aussi, le Kaiptc d'emploie-t-il à faire des recherches et à innover dans le sens des techniques du maintien de la paix ainsi que la résolution des conflits.

La réticence des pays membres

Plusieurs pays africains en l'occurrence ceux de l'Afrique de l'Ouest dont le Bénin se réclament membres et doivent donc contribuer aux charges financiers du centre. A cet effet, il est institué des cotisations que chaque Etat membre doit verser annuellement pour aider à son fonctionnement. Car les stagiaires (ressortissants des pays membres) qui intègrent le centre sont entièrement pris en charge. Mais seulement très peu de pays souscrivent à cette obligation. A en croire le directeur du centre, seuls le Nigeria et le Ghana sont à jour. Hormis leurs cotisations, ils fournissent le centre en divers produits tels que les hydrocarbures. Ce qui, martèle-t-il, est très louable. Par contre chez les autres, c'est encore la réticence. Ils ne se sentent pas trop obligés. Pendant ce temps, le besoin du Centre international Kofi Annan pour la formation en maintien de la paix (Kaiptc) ne cesse de grandir. Le nombre des stagiaires commence par dépasser sa capacité et les exigences deviennent de plus en plus grandes. Pour parer au plus presser, les responsables du centre ont décidé se rabattre sur des partenaires étrangers qui ne sont pas impliqués ou directement concernés par la guerre et les conflits africains. Ce sont les cas entre autres de l'Allemagne, la Belgique, la France, le Danemark et aussi le Japon qui s'annonce progressivement. Beaucoup d'étonnent alors de cette conduite. Que se soient les partenaires étrangers qui financent le Kaiptc en lieu et place des pays membres et des Africains en général. D'où la question de l'implication réelle des décideurs politiques dans ce projet de résolution des conflits et de maintien de la paix en Afrique.

Les activités majeures de Kaiptc

Dans le souci d'atteindre ses objectifs, le centre s'est engagé dans une série d'activités faites de stages, séminaires et ateliers. S'agissant des stages, ils sont de courte durée et fondés sur des thèmes spécifiques comme :
- Défense des droits de l'homme dans les opérations de maintien de la paix (Omp) ;
- Cadre juridique des opérations de maintien de la paix (Omp) ;
- Coopération civilo-militaire (Cimic) : objectifs et procédures au sein de la Cedeao ;
- Etablissement des principes démocratiques et la bonne gouvernance post-conflit ;
- Prévention et résolution des conflits en Afrique ;
- Coordination du travail des contributeurs, des Ong et des autorités gouvernementales au sein de la Cedeao.
Quant aux séminaires et ateliers, ils permettent aux acteurs concernés et défenseurs du maintien de la paix, de renforcer leurs capacités d'intervention en tirant profit des expériences passées. Pour le programme de cette année au sein du centre, des documents de synthèse sont produits après lesdites activités et des conclusions sont publiées avec l'aide et sous l'autorité des « contributeurs » que sont l'Onu, la Cedeao et autres.
Le Kaiptc organise annuellement un stage de formation en opération du maintien de la paix en milieu international (Ipso). Cette formation a une durée de quatre semaines et est réservée aux stagiaires du « Avance command staff course », aux hommes en uniforme des Etats, membres de la Cedeao et aux nations contributrices.
Afin de faciliter la mise en place des procédures communes reconnues par l'Onu au sein de la Cedeao, des stages sont organisés pour les formateurs du niveau du bataillon et leur équivalent au sein des forces de sécurité (police, douane, gendarmerie...). Ces stages durent sept (7) à dix (10) jours et permettent à ces derniers d'étudier les procédures, d'apprendre les méthodes d'enseignement et d'établir un programme d'enseignement applicable dans leurs pays d'origine. Chaque stage comprend vingt (20) à quarante (40) stagiaires avec la priorité accordée aux citoyens de la Cedeao. Les cadres enseignants du Kaiptc apportent leur expertise aux unités dans leur pays d'appartenance.
Un stage de formateur des officiers majors est également organisé dans ce centre. L'objectif est de standardiser et de développer la pratique des procédures d'Etat-major dans le cadre d'une opération de maintien de la paix. Ce stage de deux (2) semaines, est destiné aux niveaux bataillon et état major. Il comporte trois phases à savoir :
- Remise à niveau des connaissances ;
- Phase de résolution de cas concrets et la
- Phase d'exercice de « Cpx », avec des « animations vers le haut et le bas, fournie par les unités d'appartenances et les unités subordonnées ».
L'Etat-major et les instructeurs sont fournis par le Ghana et d'autres Etats membres. La possibilité d'intégrer des cadres qualifiés de nations amies occidentales au sein de l'équipe s'effectue après entente mutuelle des gouvernements.

Programme de formation

En guise d'exemple, Le programme sommaire de l'année 2004 au sein de ce centre se présente de la façon suivante :

Thème : « Administration civile des hauts gradés de la police de l'Onu »
Dates du stage : 02-13 février 2004
Durée du stage : 2 semaines
Nombre de places : 20 étudiants

Thème : « Gestion interne des crises »
Dates du stage : 03-21 mai 2004
Durée du stage : 3 semaines
Nombre de places : 20 étudiants

Thème : « Atelier : Côte d'Ivoire, retour d'expérience »
Dates du stage : 12-17 juin 2004
Durée du stage : 1 semaine
Nombre des places : 20 étudiants

Thème : « Maintien de la paix en milieu international »
Dates du stage : 21 juin- 17 juillet 2004
Durée du stage : 4 semaines
Nombre de places : 40 étudiants

Thème : « Conférence sur la formation et la préparation aux opérations de maintien de la paix en Afrique de l'ouest »
Dates du stage : 26-30 juillet 2004
Durée du stage : 1 semaine
Nombre de places : 20 étudiants

Thème : « Surveillance d'élection »
Dates du stage : 03-14 août 2004
Durée du stage : 2 semaines
Nombre de places : 20 étudiants

Thème : « Négociations »
Dates du stage : 27 septembre-08 octobre 2004
Durée du stage : 2 semaines
Nombre des places : 20 étudiants

Thème : « Surveillance d'élection »
Dates du stage : 04-16 décembre 2004
Durée du stage : 2 semaines
Nombre de places : 20 étudiants

Les frais de stages comprennent le voyage aller-retour de l'auditeur (l'intéressé), les frais de scolarité, l'alimentation et l'hébergement. Tous les frais liés au cours et les frais de subsistance sont de cinq dollars américains par jour. Pour l'officier supérieur allemand et enseignant du centre, Major Ascui, le Kaiptc ne pourrait fonctionner correctement sans le soutien de la communauté internationale. Puisque les Etats membres sont visiblement défaillants.


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# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 3:28 PM

Education pour tous en 2015 : Des inquiétudes pour le Bénin

Education pour tous en 2015 : Des inquiétudes pour le Bénin
L'an 2015 est choisi par la communauté internationale pour marquer un arrêt et dresser le bilan des réalisations des pays africains, en l'occurrence ceux au Sud du Sahara, en vue d'atteindre l'éducation pour tous. A 7 ans de cette échéance, de sérieuses inquiétudes pèsent encore sur le Bénin malgré la forte mobilisation financière (48 milliards Fcfa pour 2008). L'une des causes : la complexité des procédures administratives et de décaissement.

Serge-David ZOUEME

Un procès est actuellement fait au Bénin. Aucun indice ne montre ses chances d'atteindre l'éducation pour tous en 2015. Un point fondamental des huit (8) Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) auquel le Bénin a également souscrit. La rencontre mensuelle du Réseau des journalistes et communicateurs spécialistes en éducation au Bénin, tenue vendredi dernier au Centre Wanad à Cotonou, a permis à des experts en éducation, de relever des lacunes et entraves aux efforts consentis pour parvenir à cet objectif.

L'état des lieux

Selon l'expert Johnson Maoudi, coordonnateur du programme « Education pour tous au Bénin », la volonté manifeste de la communauté internationale traduite à travers l'Ept vise entre autres : l'accès à l'éducation à tous les enfants, l'alphabétisation des couches enclavées, la promotion de l'approche genre dans l'enseignement maternel et primaire et l'amélioration des aptitudes dans les matières fondamentales. Ces intentions partagées par les bailleurs de fonds devraient permettre de relever le défi de l'ignorance en Afrique et contribuer au développement des pays. L'éducation est donc fondamentale et cardinale aux yeux de la communauté internationale qui l'a réaffirmé à la rencontre de Dakar sur les principes de l'aide en 2000. Dans cette perspective, elle a exprimé son entière disponibilité à accompagner financièrement tous les Etats susceptibles de faire preuve d'un engagement sérieux (volonté politique) et d'un plan crédible qui doit reposer sur l'analyse du secteur de l'éducation. Mais quatre (4) ans plus tard soit en 2004, les données ont changé. L'engagement solidaire exprimé par les pays africains, en l'occurrence ceux au Sud du Sahara s'est émoussé. Face à ce désintérêt des Etats, les bailleurs de fonds ont également réduit leurs aides. De 7% en 2004, elles passent à 5% en 2005. Joseph Ahanhanzo-Glèlè, expert et chargé du volet éducation à l'Ambassade du Danemark près le Bénin explique : « Pendant ce temps, la priorité des gouvernements africains, tout comme celui du Bénin n'était pas de promouvoir l'éducation pour tous ». La part de l'aide a été réduite, puisque les priorités ont également changé du côté de la communauté internationale (réchauffement climatique, crise alimentaire). « On a du mal à anticiper en Afrique, au Bénin, et le financement pour l'éducation pour tous n'est pas certain en 2015 au plan international », a martelé Joseph Ahanhanzo-Glèlè, très imprégné des questions de l'éducation.

Des inquiétudes à l'interne malgré les 48 milliards

En dépit de la situation de frayeur au plan international, de potentiels bailleurs continuent de manifester leur intérêt pour le Bénin. C'est le cas de la Banque mondiale, de la Commission européenne, du Royaume du Danemark, des Pays-Bas, de la Suisse, de la Bad et de l'Usaid qui promettent augmenter leur cagnotte les années à venir. Au titre de cette année 2008, 48 milliards de francs Cfa sont déjà mobilisés par la communauté internationale pour aider le Bénin pour qu'il soit au rendez-vous de 2015. Cependant, rien ne garantit actuellement cet exploit. Et pour cause, la complexité des procédures de décaissement, les lenteurs administratives, l'incompétence et la médiocrité de certains cadres, et la non maîtrise des cadres stratégiques de coopération. Les fonds mis à disposition par les bailleurs ne sont souvent pas utilisés alors que les besoins existent. Quel Paradoxe ! Selon les études effectuées au sein de l'administration béninoise, à peine les 2/3 du budget affecté aux ministères ou structures étatiques sont utilisés. Le reste est toujours mal exploité, soit pour l'achat d'immobiliers ou la confection de tee-shirts qui n'étaient nullement prévus dans les projets. Les cadres sont souvent surpris en fin d'année de l'existence de tel ou tel autre fonds. L'éducation pour tous est sacrifiée sur l'autel de l'incompétence et l'inexpérience de quelques décideurs. Et déjà pour les 48 milliards, on doute de leur utilisation complète à cinq (5) mois de la fin de l'année 2008. A en croire Joseph Ahanhanzo-Glèlè, l'Etat béninois doit s'organiser autrement surtout que depuis 2000, aucune avancée considérable n'est encore enregistrée dans le domaine de l'éducation pour tous malgré la gratuité de l'école décrétée par le chef de l'Etat. « Il faut pouvoir consommer à temps et de façon judicieuse les crédits et autres fonds mis à disposition, afin de prouver aux bailleurs que des besoins restent tangibles et que leur soutien ne sera pas de trop dans ce combat », a-t-il dit. Le Bénin et l' « Education pour tous », des efforts restent à faire pour ne pas rater le coche.

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# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 3:07 PM

Face à la grogne des cotonculteurs de Djidja : La volonté du gouvernement de payer ses dettes

Face à la grogne des cotonculteurs de Djidja : La volonté du gouvernement de payer ses dettes
Les cotonculteurs de Djidja qui menacent depuis quelques jours de battre les pavés, seront bientôt satisfaits. Des dispositions seraient déjà prises du côté du gouvernement pour solder les dettes, en l'occurrence celles de la campagne cotonnière en cours.

Serge-David ZOUEME

Le bout du tunnel est pour très bientôt. Les cotonculteurs de Djidja seront payés suivant les dispositions du gouvernement. Le montant nécessaire serait déjà mobilisé pour leur donner satisfaction. A en croire les grogneurs, ils n'auraient pas reçu jusque-là ce que leur doit le gouvernement pour la campagne cotonnière 2004. Ils réclament également leurs dûs pour la campagne en cours. A cet effet, certains seraient déjà prêts pour battre les pavés les prochains jours en vue d'obtenir du gouvernement, la satisfaction de leur revendication. En revanche, du côté du gouvernement, en l'occurrence le ministère de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche, on joue à l'apaisement. On ne reste pas sourd face à la préoccupation des cotonculteurs. Pour le directeur de l'agriculture, Sanny Adam, toutes les dispositions sont prises pour payer de façon échelonnée, les cotonculteurs. Il aurait souhaité qu'ils se rapprochent du ministère avant de décider de leur marche de protestation. « C'est juste un problème de communication qui se pose entre nous et les cotonculteurs », a-t-il dit. Il les invite à la patience, car tout est fin prêt pour leur donner satisfaction. Quant aux arriérés de la campagne cotonnière 2004, il a dit ne pas être informé de cette situation. « Et si c'est vraiment le cas, ces dettes ne relèvent pas alors de la gestion du régime actuel », a-t-il précisé. Il a suggéré la mise sur pied d'un comité conjoint composé à la fois des cotonculteurs et des cadres du ministère afin de mettre au clair cette situation. Il s'agit là d'une main tendue aux cotonculteurs, qui doivent la saisir s'ils veulent vraiment se faire payer.
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# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 2:36 PM

Trophées Kora 2008 : La ville de Calabar bientôt sous les feux de la rampe

Trophées Kora 2008 : La ville de Calabar bientôt sous les feux de la rampe
Après une décennie de célébration en Afrique du sud, l'initiateur et producteur exécutif des trophées Kora vient de porter son dévolu sur la ville de Calabar dans l'Etat de Cross River au Nigeria. Et déjà, les artistes nominés pour cette édition 2008 sont connus.

Serge-David ZOUEME

Encore cinq (5) mois et on assistera à la première édition délocalisée des trophées Kora. Tout est fin prêt pour offrir une grande soirée de gala de la remise des Awards aux meilleurs artistes du continent noir. Le centre touristique de Tinapa à Calabar dans l'Etat de Cross River au Nigeria serait en plein réaménagement pour offrir un cadre approprié au public et aux acteurs du monde du showbiz. Les artistes nominés sont aussi connus. Pour le Bénin par exemple, les groupes musicaux Ardiess Possee et Zem ; les artistes Princesse Bassoura et Rico's Campos seront les quatre ambassadeurs. Ardiess Possee et Zem sont nominés dans la catégorie de Meilleur groupe de l'Afrique de l'ouest, tandis que les artistes Rico's Campos et princesse Bossoura compétiront dans la catégorie de Meilleur artiste de l'Afrique de l'ouest. Cette distinction apparaît comme une reconnaissance internationale pour le groupe Ardiess qui, après cinq albums, dicte sa suprématie dans le milieu du rap au Bénin. Mieux, il participe à la promotion d'autres groupes de rap à l'échelle africaine à travers le projet « Hip hop Kankpé ». Le vétéran de la musique moderne d'inspiration traditionnelle, Rico's Campos, après le succès éclatant de son troisième album, mérite de bénéficier d'une bonne promotion à l'internationale. Sa nomination est alors la bienvenue. La chanteuse Princesse Bassoura marquera son retour sur scène après quelques années d'absence. A en croire les proches de l'artiste, elle travaillait sérieusement dans l'ombre, attendant son tour. Le comble, c'est avec le groupe Zem qui vient ainsi de s'ouvrir au monde. Beaucoup misent sur lui malgré sa jeunesse. « Il pourra surprendre avec son style musical (musique de recherche) », a confié Ali Wassi, promoteur culturel. Dans les rangs des Béninois, on reste confiant dans l'espoir que l'un des trophées reviendra à un ambassadeur béninois.
Les artistes et groupes sénégalais Alioune Mbaye Nder, Fallou Dieng, Pape Diouf et Black Diamond sont aussi nominés pour l'édition 2008 des Koras. Alioune Mbaye Nder est retenu pour son titre « manayla », Black Diamond pour « safouloo », Fallou Dieng pour « le diengou de fallou » et Pape Diouf pour le morceau « jaral ngama ». Idem pour d'autres artistes et groupes d'artistes qui seront du rendez-vous de Calabar. Selon le promoteur des Koras Awards Musique, Ernest Coovi Adjovi, le meilleur artiste africain empochera la somme d'un million de dollars, soit environ 500 millions de francs CFA. Quant au jury qui décidera du sort des artistes nominés, il est composé des personnalités et musiciens à l'instar de Sibiya Guguletu, un Sud afriacin, Awilo Longomba de la République Démocratique du Congo, Emmanuelle Pontién de la France), Otiento Charlesn de l'Ethiopie et Abdul Kareem Baba Aminu du Nigéria.
Pour Ernest Adjovi, la délocalisation des trophées kora vise à promouvoir davantage les pays et les villes d'Afrique. «Mon souhait est de rapprocher davantage l'événement des populations d'Afrique et de donner la chance aussi à d'autres nations de tirer profit des nombreux avantages sociaux et économiques de cette manifestation », déclare le promoteur. Rendez-vous le 6 décembre 2008 à Abuja.
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# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 2:23 PM