Le guide libyen et chantre de l'idéologie des Etats-Unis d'Afrique a fait rêver hier à travers un discours séducteur et très engagé porté sur la débalkanisation du continent africain au détriment des regroupements régionaux. Des Etats-Unis d'Afrique forts et solidaires qui tranchent sur les pressions et velléités externes afin de venir à bout des crises socio-politique et économique, en l'occurrence la crise alimentaire.
Serge-David ZOUEME
Un gouvernement d'union africaine. La nouvelle trouvaille du guide libyen et excité panafricaniste qui a confirmé hier à l'ouverture officielle du 10ème Sommet de la Cen Sad et à la face de ses pairs, ses ambitions manifestes et intransigeantes pour le continent. L'idéal d'un gouvernement des Etats-Unis d'Afrique qui repousse aux calendes grecque, du moins pour l'heure, le rêve de voir prospérer l'Union des Etats africains. Du haut du pupitre du Palais des congrès de Cotonou et au travers d'un discours improvisé certes, mais porteur d'espoir, Mohammar Kadhafi a sommé le glas de la plaisanterie, la réticence de certains chefs d'Etats et leaders politiques qui traînent encore les pas quant aux questions de la souveraineté du continent et la délivrance économique des populations. Pendant 38 minutes et en des termes pas feutrés, il a critiqué la balkanisation qui a fragilisé l'Afrique et l'a assujettie à un flot de problèmes d'ordre politique, économique et social. Il envisage une franche indépendance des Etats africains à travers une série d'initiatives qui tranchent sur les veilles habitudes et considérations, maintenant le continent au niveau du sous-développement.
Sauter le verrou des regroupements régionaux
A en croire le guide libyen, Mohammar Kadhafi qui pour la circonstance s'est fait un prototype africain, les communautés régionales telles que la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), la Sadec pour l'Afrique du Nord...constituent des poches de violence et des détonateurs de conflits tribaux. Elles divisent plutôt qu'elles n'arrangent. Le souci premier de leurs instigateurs est de les maintenir tel en vue d'en faire des regroupements d'intérêts, de division et de séparation au lieu d'aller vers l'intégration africaine tant prônée. Pour s'en convaincre et amener ses pairs à épouser son raisonnement, il a mis en lumière les failles et lacunes de ses regroupements régionales qui demeurent jusque là des entraves pour l'Union africaine. L'impraticabilité de la résolution portant libre circulation des biens et des personnes, la pluralité des armées, la différence des marchés et des monnaies, l'indifférence des Etats...Autant de dérives qui ne devraient pas exister, selon le guide libyen, s'ils fonctionnaient conformément aux v½ux de leurs initiateurs. Les peuples ont du mal à se joindre ; les voies de liaison et de rapprochement entre les communautés peinent à exister puisque l'enjeu d'unité et de coopération n'est pas encore une priorité entre les Etats ; les tracasseries routières surtout au niveau des frontières restent le défi de tous les jours et isolent considérablement les citoyens. Des travaux de recherche et rapports ont confirmé ces entraves à l'unité africaine, a confié Mohammar Kadhafi, à l'exception de la Cen Sad qui nourri le v½u de fondre en un seul bloc tous les 53 pays du continent. Déjà 25 pays en sont membres auxquels s'ajoutent pour ce 10ème Sommet la Mauritanie, le Kenya et la République de Sao tomé Principe. On doit agir au plus vite et alterner l'ordre des choses pour des Etats-Unis, forts et prospères.
L'impératif d'un gouvernement d'Union africaine
L'urgence de la création de ce gouvernement n'est plus à démonter, à en croire l'argumentaire du fervent panafricaniste. Il doit son existence au fait que jusque là, aucun mécanisme d'application et de suivi des résolutions de l'Union africaine n'a pris corps. Très souvent, les résolutions et recommandations des différents sommets de l'Union africaine restent des tigres en papier, car aucune structure fiable relevant de l'organisation et répondant des Etats membres n'a pu être installée. Les idées novatrices pour sortir le continent du sous-développement, la pauvreté, la précarité, le sous-emploi, le chômage, les maladies existent, mais leur conduite pose problème. Il faut alors ce gouvernement d'exécution de l'Union africaine, selon le guide libyen, pour conduire les nombreux projets qui concernent le développement et booster les bonnes idées et initiatives des dirigeants du continent. Il n'a pas manqué d'apaiser les hésitants et réticents à cette trouvaille idéologique. « Le gouvernement d'Union africaine n'entache en rien l'autonomie et la souveraineté des Etats. Ils auront leurs lois fondamentales comme au bon vieux temps. Seulement qu'ici, on tentera de les impliquer davantage au grand chantier d'unification et de construction », a-t-il souligné. « Nous avons la terre, la savane, la forêt, la montagne, l'eau, la pluie, les richesses du sous-sol, les compétences et expertises, la main d'½uvre. Il suffit qu'on s'organise avec beaucoup plus de fermeté pour nous libérer des aides extérieures qui malheureusement font de nous des Etats dominés », a-t-il martelé. Il a plaidé en des termes très forts pour ce gouvernement d'Union africaine qui doit précéder l'Union africaine. Après ce gouvernement, il rêve d'une monnaie commune, d'une armée commune, d'une Banque centrale commune avec des intérêts partagés. Il a par ailleurs demandé aux Etats qui sont encore à la traîne, à adhérer à la Cen Sad afin de bénéficier à la longue des nombreuses prérogatives qu'elle offre aux Etats membres. Des aveux d'un homme fort, embus d'idées fécondes pour révolutionner l'Afrique. Les chefs d'Etats et leaders politiques assis à la loge ont été pris par un flot d'ovations ponctué d'accolades en guise d'accord aux idéaux de Kadhafi, le « Père du continent ».
Serge-David ZOUEME
Un gouvernement d'union africaine. La nouvelle trouvaille du guide libyen et excité panafricaniste qui a confirmé hier à l'ouverture officielle du 10ème Sommet de la Cen Sad et à la face de ses pairs, ses ambitions manifestes et intransigeantes pour le continent. L'idéal d'un gouvernement des Etats-Unis d'Afrique qui repousse aux calendes grecque, du moins pour l'heure, le rêve de voir prospérer l'Union des Etats africains. Du haut du pupitre du Palais des congrès de Cotonou et au travers d'un discours improvisé certes, mais porteur d'espoir, Mohammar Kadhafi a sommé le glas de la plaisanterie, la réticence de certains chefs d'Etats et leaders politiques qui traînent encore les pas quant aux questions de la souveraineté du continent et la délivrance économique des populations. Pendant 38 minutes et en des termes pas feutrés, il a critiqué la balkanisation qui a fragilisé l'Afrique et l'a assujettie à un flot de problèmes d'ordre politique, économique et social. Il envisage une franche indépendance des Etats africains à travers une série d'initiatives qui tranchent sur les veilles habitudes et considérations, maintenant le continent au niveau du sous-développement.
Sauter le verrou des regroupements régionaux
A en croire le guide libyen, Mohammar Kadhafi qui pour la circonstance s'est fait un prototype africain, les communautés régionales telles que la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), la Sadec pour l'Afrique du Nord...constituent des poches de violence et des détonateurs de conflits tribaux. Elles divisent plutôt qu'elles n'arrangent. Le souci premier de leurs instigateurs est de les maintenir tel en vue d'en faire des regroupements d'intérêts, de division et de séparation au lieu d'aller vers l'intégration africaine tant prônée. Pour s'en convaincre et amener ses pairs à épouser son raisonnement, il a mis en lumière les failles et lacunes de ses regroupements régionales qui demeurent jusque là des entraves pour l'Union africaine. L'impraticabilité de la résolution portant libre circulation des biens et des personnes, la pluralité des armées, la différence des marchés et des monnaies, l'indifférence des Etats...Autant de dérives qui ne devraient pas exister, selon le guide libyen, s'ils fonctionnaient conformément aux v½ux de leurs initiateurs. Les peuples ont du mal à se joindre ; les voies de liaison et de rapprochement entre les communautés peinent à exister puisque l'enjeu d'unité et de coopération n'est pas encore une priorité entre les Etats ; les tracasseries routières surtout au niveau des frontières restent le défi de tous les jours et isolent considérablement les citoyens. Des travaux de recherche et rapports ont confirmé ces entraves à l'unité africaine, a confié Mohammar Kadhafi, à l'exception de la Cen Sad qui nourri le v½u de fondre en un seul bloc tous les 53 pays du continent. Déjà 25 pays en sont membres auxquels s'ajoutent pour ce 10ème Sommet la Mauritanie, le Kenya et la République de Sao tomé Principe. On doit agir au plus vite et alterner l'ordre des choses pour des Etats-Unis, forts et prospères.
L'impératif d'un gouvernement d'Union africaine
L'urgence de la création de ce gouvernement n'est plus à démonter, à en croire l'argumentaire du fervent panafricaniste. Il doit son existence au fait que jusque là, aucun mécanisme d'application et de suivi des résolutions de l'Union africaine n'a pris corps. Très souvent, les résolutions et recommandations des différents sommets de l'Union africaine restent des tigres en papier, car aucune structure fiable relevant de l'organisation et répondant des Etats membres n'a pu être installée. Les idées novatrices pour sortir le continent du sous-développement, la pauvreté, la précarité, le sous-emploi, le chômage, les maladies existent, mais leur conduite pose problème. Il faut alors ce gouvernement d'exécution de l'Union africaine, selon le guide libyen, pour conduire les nombreux projets qui concernent le développement et booster les bonnes idées et initiatives des dirigeants du continent. Il n'a pas manqué d'apaiser les hésitants et réticents à cette trouvaille idéologique. « Le gouvernement d'Union africaine n'entache en rien l'autonomie et la souveraineté des Etats. Ils auront leurs lois fondamentales comme au bon vieux temps. Seulement qu'ici, on tentera de les impliquer davantage au grand chantier d'unification et de construction », a-t-il souligné. « Nous avons la terre, la savane, la forêt, la montagne, l'eau, la pluie, les richesses du sous-sol, les compétences et expertises, la main d'½uvre. Il suffit qu'on s'organise avec beaucoup plus de fermeté pour nous libérer des aides extérieures qui malheureusement font de nous des Etats dominés », a-t-il martelé. Il a plaidé en des termes très forts pour ce gouvernement d'Union africaine qui doit précéder l'Union africaine. Après ce gouvernement, il rêve d'une monnaie commune, d'une armée commune, d'une Banque centrale commune avec des intérêts partagés. Il a par ailleurs demandé aux Etats qui sont encore à la traîne, à adhérer à la Cen Sad afin de bénéficier à la longue des nombreuses prérogatives qu'elle offre aux Etats membres. Des aveux d'un homme fort, embus d'idées fécondes pour révolutionner l'Afrique. Les chefs d'Etats et leaders politiques assis à la loge ont été pris par un flot d'ovations ponctué d'accolades en guise d'accord aux idéaux de Kadhafi, le « Père du continent ».

