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Univers de la danse au Ccf : La création solo « Ange » sur scène samedi

Univers de la danse au Ccf : La création solo « Ange » sur scène samedi
Les planches du Centre culturel français de Cotonou (Ccf) accueillent, samedi prochain, la création solo intitulée « Ange » de la compagnie Awoulath Alougbin. De la parole sur fond de musique assortie de la danse, elle s'inscrit dans une série de solos interprétés sur des thèmes autobiographiques relatant l'histoire de la danseuse Awoulath Alougbin.

Serge-David ZOUEME

La création solo « Ange » de la danseuse Awoulath Alougbin est un genre particulier. Elle associe la musique, la parole et la danse. Mieux, elle s'appuie sur des mélodies, des textes et des expressions corporelles pour faire véhiculer une histoire. Pour le cas échéant, il s'agit de l'histoire inspirée d'un des monologues de l'écrivain béninois Florent Couao-Zotti. A travers ce récit, Awoulath Alougbin se projette au public en se recentrant sur elle-même. Dans ce premier solo qui s'inscrit dans une série de solos, la danseuse offrira aux amoureux de bon spectacle un bon cocktail où musiques et danses se conjuguent au présent avec une forte dose de paroles évocatrices. Et déjà, on annonce en perspective une belle création qui saura enchanter les nombreux spectateurs avertis qui prendront d'assaut les locaux du Centre culturel français de Cotonou.

Extrait de l'histoire de la création solo « Ange »

Elle a un ange en elle. Tente de le pousser, là-bas, au bout du tunnel, Lui parle, lui chante, l'encourage pour qu'il s'accroche, Le maintien, le préserve, le garde en elle. Elle veille sur les jours qui passent comme un ultime trésor. Ange la rassure, danse dans son ventre, Il la bouscule quand elle a peur, L'interpelle quand l'espoir s'efface, Lui offre les notes de son c½ur, La rappelle à l'ordre quand les larmes coulent. Ange est pressé, vient, s'engage pour jaillir, Vers cette existence éphémère. Elle le contemple, l'aime. Impuissante.

Zoom sur la danseuse Awoulath Alougbin

Awoulath Alougbin, née en 1978 à Porto-Novo au Bénin, est très tôt impliquée dans le milieu artistique. D'origine Yoruba, elle étoffe sa connaissance des danses traditionnelles lors de sa formation au Ballet National du Bénin. Sa rencontre avec la chorégraphe haïtienne Ketly Noël lui révèle l'univers de la danse contemporaine ; elle prend part à Danser la vie en 1998 et Ilô l'année suivante. En 2001, elle participe à L'atelier du Monde dans le cadre de Montpellier Danse. Elle confirme ses qualités de danseuse et participe à plusieurs créations de chorégraphes confirmés, notamment Les Feuilles qui résistent au vent de Koffi Kôkô et Le Sacre du Printemps d'Heddy Malem. Parallèlement, Awoulath Alougbin se lance dans la recherche chorégraphique. Elle forme, en collaboration avec d'autres danseurs béninois, le groupe Sacam Danse, avant de fonder sa propre compagnie, la compagnie AA. En 2004, elle s'affirme comme chorégraphe avec le spectacle Aga Oba, un duo qu'elle partage avec Clément Kakpo ou le danseur nigérian Qudus Onikekun. En 2009, Awoulath Alougbin crée # 1 Ange, une fusion de mouvements chorégraphiques, chants et textes, qu'elle interprète seule sur scène, pendant 45 minutes. Au-delà de son travail de recherche chorégraphique qui s'appuie sur l'essence des danses Yoruba et du Bénin, Awoulath Alougbin se positionne comme le garant d'une danse contemporaine en devenir dans un pays où cette discipline construit pas à pas les préludes d'une écriture contemporaine.
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# Posté le mardi 02 juin 2009 15:54

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