1ère édition du Firenci : Parakou abrite l'événement (Le culturel, le cultuel et le sport à l'honneur)

1ère édition du Firenci : Parakou abrite l’événement (Le culturel, le cultuel et le sport à l’honneur)
La cité des Koubourou (Parakou) abritera en octobre prochain la première édition du Festival international « Rencontre des civilisations » (Firenci). Cette nouvelle trouvaille de l'administrateur culturel à la retraite, Donatien Patrice Agoli-Agbo, entend célébrer à la fois le culturel, le cultuel et le sportif. Un déjeuner sobre aux couleurs locales a été offert par le comité d'organisation pour mieux informer les professionnels des médias sur les contours dudit festival.

Serge-David ZOUEME

L'histoire africaine, en l'occurrence dahoméenne, a été pendant longtemps supplantée par le génie envahisseur et dévastateur de l'homme blanc. Les peuples du continent africain presque extravertis ont semblé s'oublier en s'appropriant un mode de vie qui n'est pas le leur. En témoignent nos régimes alimentaires et modes vestimentaires. Presque tous les jours, on tend à fabriquer des citoyens désourcés qui s'identifient, hélas, à travers la culture occidentale. Face à cette calamité culturelle et cultuelle, il est impérieux de réagir pour arrêter la saignée. Et c'est l'objectif majeur que s'assigne le Festival international « Rencontre des civilisations » (Firenci). A la faveur d'une série de manifestations, les organisateurs avec en tête l'administrateur culturel à la retraite, Donatien Patrice Agoli-Agbo, entendent ½uvrer pour la revalorisation de la culture africaine et surtout béninoise. Le cultuel et le sportif ne seront pas perdus de vue puisqu'ils participent de l'identité de l'homme noir. A en croire ce dernier, le Firenci sera une grande tribune de dialogue, de partage, de solidarité et d'échange entre les fils et filles du continent pour réfléchir ensemble sur les maux réels qui ruinent le continent. Mieux, il s'agira de corriger les injustices et les dérapages latents au plan culturel et cultuel qui freinent le développement des différents pays du continent africain.
Pour cette première édition du Firenci, les manifestations se tiendront à Parakou en octobre prochain. Une trentaine de têtes couronnées et souverains du Bénin et même des pays de la sous-région tel que le Togo, sont conviés aux activités officielles. Deux (2) thèmes principaux seront débattus par les participants. Il s'agit de « Le vodoun et le développement : quels impacts ? » et « La monarchie dahoméenne et africaine : quels héritages ? ». Deux thèmes qui permettront de retracer l'histoire des peuples noirs et faire des projections en termes de perspectives pour une meilleure relance des atouts à la fois culturels, cultuels et même sportifs dont dispose le continent. Il est prévu des rencontres avec des thérapeutes, des chefs de culte, des danses traditionnelles et des expositions photos qui renseignent suffisamment sur l'histoire des peuples noirs. La grande innovation du Firenci est l'élection « Miss princesse Bénin » et chaque département se fera représenter. Des compétitions de football, de pétanque et des activités ludiques seront également organisés pour offrir un meilleur cadre de distraction aux participants. Déjà, des pays de la sous-région à l'instar du Togo et du Burkina-Faso sont intéressés par ce festival et souhaitent bien l'abriter après l'édition béninoise. Ceci montre toute l'importance du Firenci et mérite que les autorités béninoises s'y intéressent pour en faire une propriété béninoise.
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# Posté le mardi 23 juin 2009 18:11
Modifié le mardi 23 juin 2009 18:21

Entretien avec l'artiste plasticien Cosme Totchemetcheho alias Totché : « Si on peut construire des échangeurs, on peut aussi penser à construire des écoles d'art »

Entretien avec l’artiste plasticien Cosme Totchemetcheho alias Totché : « Si on peut construire des échangeurs, on peut aussi penser à construire des écoles d’art »
« Totché », c'est son nom d'artiste. Très jeune, la trentaine, Léonard Cosme Totchemetcheho s'offre des moments de plaisir en donnant forme et corps à ses inspirations de l'heure. A partir de ses tableaux d'art largement expressifs et diversement peints, il tente de nourrir son public en le replongeant dans son quotidien, dans sa vie de tous les jours à travers des thématiques évocatrices et d'actualité telles que l'amour, la haine, le bonheur, la souffrance, la paix, la guerre, la solidarité, la désunion. A travers cet entretien, « Totché » nous plonge dans son histoire d'artiste autodidacte, son parcours et ses rêves.

Réalisation : Serge-David ZOUEME

Aube Nouvelle : « Totché », que cachent les débuts de l'artiste plasticien autodidacte que tu es ?

Totché : Depuis environ neuf (9) ans, j'exerce comme artiste plasticien. Certes, les débuts n'ont pas été faciles. Mon goût pour l'art sur tableau a commencé quand j'étais enfant. A la maison comme en classe, je dessinais sans en maîtriser le sens. Cette passion a commencé à se développer au fil du temps. C'est en classe de cinquième que je me suis rendu compte réellement de mes potentialités ; que je pouvais contribuer à travers mes ½uvres au développement du secteur culturel béninois. J'ai commencé à peaufiner mon pinceau en participant à des séminaires de formation, en m'associant à des ateliers de création d'art et bien d'autres. A l'entame de ma carrière, je faisais du « papier marché » et puis après du « papier marché avec la colle, l'argile et la terre battue ». Lors des expositions, je fais un peu d'installation. Tout ceci fait partie de ce que j'ai touché dans le domaine de l'art plastique. Aujourd'hui, je m'intéresse aux questions d'environnement, je façonne beaucoup de choses dans l'espace.

C'est certain que l'environnement et la nature t'inspirent. Quels sont les thématiques fortes que tu abordes à travers tes ½uvres ?

Je m'intéresse beaucoup à mon environnement, à tout ce qui m'entoure et à la société. Je célèbre les valeurs, les mérites et dénonce les maux, les insuffisances. Ma première exposition portait sur la liberté de la presse. Je l'ai intitulée « Xèfun ». La plume pour symboliser le travail méritoire des journalistes. J'ai fait cette exposition un 03 mai lors de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse. C'est comme ça que j'ai commencé à choisir des thèmes. J'ai travaillé un peu sur la guerre, j'ai pris l'exemple du Rwanda. Je m'interroge sur la valeur intrinsèque de l'homme. Selon les philosophes, l'homme est un tout et j'essaye d'apporter cette réponse à mon public à travers mes ½uvres peintes.

Quelle lecture fais-tu aujourd'hui de l'art sur tableau ?

L'art sur tableau reste le premier des arts. Il reste expressif de notre quotidien, de notre vie. Certes, par le passé, peu de gens s'y intéressent. Mais aujourd'hui, les choses sont en train de changer positivement et je me réjouis. Beaucoup de jeunes et parents passent voir les ½uvres surtout lors des expositions. L'engouement vient beaucoup plus du côté des étrangers. Ils connaissent la valeur de cet art. Je n'ai pas encore eu de déception par rapport à ceux que je rencontre. Seulement, je n'aime pas qu'on me dise que c'est bon. Je veux qu'on me critique pour m'amener à aller de l'avant.

Quelles sont les difficultés que tu rencontres dans l'exercice de ton métier ?

Je ne parlerai pas de moyens. Ma plus grande difficulté est liée à l'inspiration. Il m'arrive de passer des heures à reproduire mes inspirations. Je prends du temps, je fais la part des choses. Au-delà de l'inspiration, il nous faut faire former. Car la formation est la clé principale de la réussite dans toute entreprise.

Quel appel as-tu à lancer à l'endroit des autorités béninoises ?

Si on peut nous construire des échangeurs, on peut aussi penser à nous construire des écoles spécialisées. Il nous faut des écoles d'art au Bénin. Au Sos village d'Abomey-Calavi, les gens font déjà des efforts dans ce sens. Il faut que nos autorités pensent autrement. Qu'on veuille ou non, on a déjà des créations qui résistent au temps. J'exhorte les dirigeants à créer des espaces d'exposition. Ceux qui existent ne nous suffisent pas.
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 16:42

Tournée européenne pour valoriser la musique béninoise : Le groupe Jomion et les Uklo's au devant de la « scène »

Tournée européenne pour valoriser la musique béninoise : Le groupe Jomion et les Uklo’s au devant de la « scène »
Le groupe Jomion et les Uklo's entreprennent, dès le 13 juin prochain, une tournée européenne dans la perspective de la valorisation de la musique béninoise. L'annonce a été faite, hier mardi, par les membres du groupe à la faveur d'une conférence de presse au siège du Bubedra à Cotonou. Ils en ont profité pour remercier le gouvernement béninois pour son appui à travers le Fonds d'aide à la culture.

Serge-David ZOUEME

Le groupe Jomion et les Uklo's s'envolent ce soir dans le cadre de leur tournée européenne. Cette sortie musicale qui n'est pas la première à l'actif du groupe s'inscrit dans la dynamique de son projet intitulé « valorisation de la culture béninoise à l'étranger ». Jomion entouré des frères Yonlonfoun et consorts travailleront, à travers leurs prestations, à redorer le blason de la culture béninoise en général et de la musique en particulier dans plusieurs capitales européennes. Dans le souci d'atteindre cette performance, le groupe répète plusieurs fois par semaine et ceci depuis plusieurs semaines. A en croire Mathieu Yonlonfoun, le chef d'orchestre du groupe, tous les derniers réglages sont faits afin d'offrir de très beaux spectacles aux publics français, belge et allemand. Grâce à l'appui financier du Fonds d'aide à la culture, le groupe Jomion et les Uklo's ont pu renouveler leurs instruments de musique, confectionner d'autres tenues de scène et s'acheter des billets d'avion pour le transport international.
Quant à la tournée, le groupe aurait déjà vingt-deux (22) dates confirmées. Selon le chargé à la communication du groupe, Happy Goudou, ces dates ne sont pas exhaustives. Elles seront allongées au fur et à mesure que les membres du groupe poursuivront la tournée. Ils passeront trois (3) mois entre la France, l'Allemagne et la Belgique. Cette dernière sera la base du groupe, a-t-il martelé. Jomion et les Uklo's profiteront de la tournée pour faire le pré-lancement de leur premier album de dix (10) titres le 28 août prochain à Bruxelles. Le lancement officiel aura lieu à Cotonou après le retour du groupe.
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 16:39

Organisation et dynamisation du secteur culturel béninois : Galiou Soglo partage sa vision avec les acteurs culturels

Organisation et dynamisation du secteur culturel béninois : Galiou Soglo partage sa vision avec les acteurs culturels
A la faveur d'une rencontre d'échanges et d'information organisée , hier mardi, au Palais des congrès de Cotonou, le ministre de la culture, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo, a fait l'exposé de ses nobles ambitions pour la restructuration et la dynamisation du secteur de l'art avec les acteurs culturels, en l'occurrence les artistes. Il en a profité pour répondre aux accusations graves de l'artiste Stan Tohon.

Serge-David ZOUEME

La rencontre d'échange et d'information voulue par les artistes et promoteurs culturels béninois avec le ministre de tutelle, Galiou Soglo, a enfin lieu au Palais des congrès de Cotonou. Les artistes opérant dans les différentes disciplines culturelles ont répondu présent à l'appel du ministre de la culture, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Vieux comme jeunes, dans une unité d'action, ont partagé avec Galiou Soglo leurs soucis d'artiste. Des préoccupations qui, heureusement, ne sont pas restées sans réponse puisque le ministre, ses collaborateurs immédiats ainsi que les directeurs des différentes instances affiliées au département de la culture ont tenté, à travers des exposés et présentations, de satisfaire à leurs inquiétudes.
A l'entame de la cérémonie, le ministre Galiou Soglo a clairement exprimé aux artistes la réelle motivation de la rencontre. Il s'agit d'une rencontre d'échange et d'information sur les difficultés et entraves liées à la vie des artistes. Dans le cas échéant, il s'est agi de passer en revue les récurrentes questions du statut des artistes, la lutte contre la piraterie, la politique culturelle béninoise et le vote de la loi sur le financement de la culture. Pour éclairer la lanterne des artistes et acteurs culturels sur ses thématiques, le directeur du Bureau béninois des droits d'auteurs et droits indirects (Bubedra), Thierry Codo, le directeur de la promotion artistique et culturelle, Oscar Kidjo et la directrice du Fonds d'aide à la culture, Solange Soumanou ont successivement fait la présentation de leurs structures, leurs attributions ainsi que les efforts qu'ils font à divers niveaux afin d'accompagner la dynamique du secteur de la culture au Bénin. Des exposés qui ont été largement appréciés par les artistes. Cependant, d'autres n'ont pas hésité à poser des questions liées à leur secteur d'activité culturelle. Il s'agit des musiciens, des hommes de théâtre, des promoteurs culturels et consorts. A la suite de cette séance de questions-réponses, le ministre Galiou Soglo a réaffirmé son souci ardent de servir les artistes sans parti pris. Il a promis, par ailleurs, de tout mettre en ½uvre pour mieux répondre aux sollicitations des artistes au regard des moyens disponibles.

Galiou Soglo répond à Stan Tohon

On s'y attendait. Le ministre ne s'est pas tu sur la supposée affaire Stan Tohon – Galiou Soglo. A travers des propos à peine voilés, le ministre s'est insurgé contre les man½uvres d'un tiers artiste qui tenterait de le déstabiliser auprès du chef de l'Etat. Ce dernier se serait approché de différentes autorités et même du président de la République pour se plaindre de lui dans un dossier qui n'a pas sa raison d'être. Le ministre se dit serein et n'entend pas accepter quelque propos diffamatoire venant d'un quelconque artiste, fut-il garant de la musique béninoise ou sommité. « Il n'y a pas d'affaire Stan Tohon – Galiou Soglo », a-t-il dit comme pour surseoir aux polémiques qui prennent, de plus en plus des dimensions importantes et même hypothétiques. Son souci actuel, a-t-il martelé, est d'aider les artistes à aller plus loin dans leur carrière à travers l'amélioration de leur situation. « Je n'ai pas demandé à être ministre. On m'a appelé et je sers mon pays », a-t-il conclu pour montrer sa bonne foi et surtout répondre aux détracteurs qui voient à travers sa nomination, un acte de reconnaissance politique du président Yayi en direction des Soglo.
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 16:36

Univers de la danse au Ccf : La création solo « Ange » sur scène samedi

Univers de la danse au Ccf : La création solo « Ange » sur scène samedi
Les planches du Centre culturel français de Cotonou (Ccf) accueillent, samedi prochain, la création solo intitulée « Ange » de la compagnie Awoulath Alougbin. De la parole sur fond de musique assortie de la danse, elle s'inscrit dans une série de solos interprétés sur des thèmes autobiographiques relatant l'histoire de la danseuse Awoulath Alougbin.

Serge-David ZOUEME

La création solo « Ange » de la danseuse Awoulath Alougbin est un genre particulier. Elle associe la musique, la parole et la danse. Mieux, elle s'appuie sur des mélodies, des textes et des expressions corporelles pour faire véhiculer une histoire. Pour le cas échéant, il s'agit de l'histoire inspirée d'un des monologues de l'écrivain béninois Florent Couao-Zotti. A travers ce récit, Awoulath Alougbin se projette au public en se recentrant sur elle-même. Dans ce premier solo qui s'inscrit dans une série de solos, la danseuse offrira aux amoureux de bon spectacle un bon cocktail où musiques et danses se conjuguent au présent avec une forte dose de paroles évocatrices. Et déjà, on annonce en perspective une belle création qui saura enchanter les nombreux spectateurs avertis qui prendront d'assaut les locaux du Centre culturel français de Cotonou.

Extrait de l'histoire de la création solo « Ange »

Elle a un ange en elle. Tente de le pousser, là-bas, au bout du tunnel, Lui parle, lui chante, l'encourage pour qu'il s'accroche, Le maintien, le préserve, le garde en elle. Elle veille sur les jours qui passent comme un ultime trésor. Ange la rassure, danse dans son ventre, Il la bouscule quand elle a peur, L'interpelle quand l'espoir s'efface, Lui offre les notes de son c½ur, La rappelle à l'ordre quand les larmes coulent. Ange est pressé, vient, s'engage pour jaillir, Vers cette existence éphémère. Elle le contemple, l'aime. Impuissante.

Zoom sur la danseuse Awoulath Alougbin

Awoulath Alougbin, née en 1978 à Porto-Novo au Bénin, est très tôt impliquée dans le milieu artistique. D'origine Yoruba, elle étoffe sa connaissance des danses traditionnelles lors de sa formation au Ballet National du Bénin. Sa rencontre avec la chorégraphe haïtienne Ketly Noël lui révèle l'univers de la danse contemporaine ; elle prend part à Danser la vie en 1998 et Ilô l'année suivante. En 2001, elle participe à L'atelier du Monde dans le cadre de Montpellier Danse. Elle confirme ses qualités de danseuse et participe à plusieurs créations de chorégraphes confirmés, notamment Les Feuilles qui résistent au vent de Koffi Kôkô et Le Sacre du Printemps d'Heddy Malem. Parallèlement, Awoulath Alougbin se lance dans la recherche chorégraphique. Elle forme, en collaboration avec d'autres danseurs béninois, le groupe Sacam Danse, avant de fonder sa propre compagnie, la compagnie AA. En 2004, elle s'affirme comme chorégraphe avec le spectacle Aga Oba, un duo qu'elle partage avec Clément Kakpo ou le danseur nigérian Qudus Onikekun. En 2009, Awoulath Alougbin crée # 1 Ange, une fusion de mouvements chorégraphiques, chants et textes, qu'elle interprète seule sur scène, pendant 45 minutes. Au-delà de son travail de recherche chorégraphique qui s'appuie sur l'essence des danses Yoruba et du Bénin, Awoulath Alougbin se positionne comme le garant d'une danse contemporaine en devenir dans un pays où cette discipline construit pas à pas les préludes d'une écriture contemporaine.
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# Posté le mardi 02 juin 2009 15:54